La prophétie du chef du Mossad : l’enlèvement des ados israéliens était un « false flag »
Le chef du Mossad avait prédit que « trois israéliens allaient être enlevés » une semaine avant que cela se produise.
Chaque fois que le gouvernement israélien se retrouve dans le pétrin, ses ennemis viennent à son secours. C’est tout du moins ce qu’on est supposé croire.
Le scénario est limpide : les États-Unis insistent pour qu’Israël cesse de créer des colonies ou les démantèle… puis soudain, une attaque à la bombe se produit. La communauté internationale met Israël dos au mur ? Une autre bombe explose. La communauté juive d’Argentine devient antisioniste ? L’ambassade israélienne ainsi que le Centre de la communauté juive à Buenos Aires sont victimes d’attaques à la bombe…
Ces jours-ci, le monde entier reconnaît et applaudit la nouvelle coalition du gouvernement de Palestine avec l’Armée de libération de la Palestine et le Hamas, réconciliés. Israël devient fou, hurlant aux « diables de terroristes du Hamas ». Soudain, trois ados israéliens sont soi-disant kidnappés. Israël accuse le Hamas et commence une répression violente en Cisjordanie.
Le Hamas n’a rien à gagner en perpétrant un enlèvement, mais plutôt tout à perdre. Le seul bénéficiaire de cet enlèvement est Israël, qui désire délégitimer la coalition gouvernementale palestinienne. On est clairement face à un attentat sous fausse bannière, un false flag.
On vient de découvrir que le chef du Mossad israélien avait en fait « prévu » cet enlèvement une semaine avant les faits !

Le chef du Mossad avait prédit ces enlèvements, qui servent très bien les intérêts du gouvernement israélien
Haaretz venait justement de publier un article intitulé La prophétie troublante du chef du Mossad concernant l’enlèvement :
Dix jours auparavant, Tamir Pardo a tracé les contours d’un scénario qui ressemble de manière effrayante à l’enlèvement des trois ados israéliens disparus depuis jeudi 19 juin en Cisjordanie. Il y a dix jours, lors d’un entretien au cabinet de la Sécurité, le chef du Mossad, Tamir Pardo, a décrit un scénario ressemblant de manière effrayante au kidnapping des trois ados israéliens disparus depuis jeudi soir… « Que ferez-vous si dans une semaine, trois adolescentes de 14 ans sont kidnappées dans une de nos colonies ? », demandait-il.« Direz-vous qu’il y a une loi et que nous ne relâchons pas les terroristes ? »
Tamir Pardo vient donc de remporter une place de choix dans le tristement célèbre « temple de la célébrité des pronostiqueurs de False Flags » aux côtés de :
– Bush, Rumsfeld, Cheney, Wolfowitz, Cambone, Cohen, Kagan, Kristol, Libby, Rosen, Shulsky ainsi que d’autres PNAC-queurs (PNAC : Project for a New American Century, idéologie néo-conservatrice américaine) qui ont demandé un nouveau Pearl Harbor en septembre 2000, et qui l’ont obtenu exactement un an après.
– Philip Zelikow, qui a publié un article en 1998 sur les Affaires étrangères en spéculant sur les conséquences psychologiques, politiques et culturelles d’une nouvelle attaque de l’ampleur de Pearl Harbor en Amérique, comme la destruction du World Trade
Center.
– Nick Rockefeller, qui avant le 11-Septembre, a confié à Arron Russo qu’il allait « se passer quelque chose d’énorme » qui allait faire entrer les États-Unis en guerre et que la sécurité nationale allait décréter un état d’urgence.
– Peter Power, directeur de Visor Consultants, qui a confié à 7/7 London que les attaques ont parfaitement suivi un exercice de terreur qui prévoyait que des attaques allaient se produire dans ces quatre mêmes endroits aux heures exactes auxquelles elles se sont produites.
– Les gens d’Hollywood qui avait prévu le 11-Septembre dans les séries The Lone Gunmen et Les Simpsons :
VIDÉOS EN RELATION
Une technique bien rodée par le Mossad, spécialistes du genre, qui leur permet systématiquement de justifier leurs crimes et agressions, en l’occurrence sur la bande de Gaza :
Vu dans Le Monde, section Moyen-Orient, 1er juillet 2014 :
La tension monte et les discours guerriers se succèdent entre Israël et le Hamas depuis la découverte, lundi 30 juin, des corps des trois jeunes Israéliens enlevés le 12 juin en Cisjordanie.[...]Gilad Shaer, Naftali Fraenkel et Eyal Yifrah avaient été enlevés le 12 juin à la sortie de leur école talmudique, dans le bloc de colonies de Gush Etzion, près d’Hébron, en Cisjordanie.[...]La mobilisation de plus de 7 000 soldats en quinze jours dans le cadre de l’opération « Gardiens de nos frères » pour ratisser la zone n’avait débouché sur aucune piste. Dans des affrontements au camp de réfugiés de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, un jeune Palestinien de 18 ans a été tué mardi matin, tout en précisant, selon l’armée israélienne, que l’incident n’était pas lié aux opérations en cours. Les dirigeants israéliens ont aussitôt accusé le mouvement islamiste palestinien Hamas.[...]« Le Hamas paiera », a déclaré dans la soirée le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou. Les adolescents « ont été kidnappé puis tués de sang-froid par des bêtes sauvages », a-t-il ajouté.
Cette affaire a même été, toujours selon le même journal, jusqu’à déclencher une « vague de sympathie pour les colons » :
Vu dans Le Monde, section International, 27 juin 2014 :
« En l’espace d’une nuit tragique, les murs sont tombés entre le nord de Tel Aviv et le sud du mont Hébron ». Sous la plume du journaliste israélien Akiva Eldar, la formule traduit l’écho qu’a eu, au sein de la société israélienne, l’enlèvement le 12 juin des trois jeunes Israéliens, Gilad Shaer, Naftali Fraenkel et d’Eyal Yifrah, à la sortie de leur école talmudique, dans le bloc de colonies de Gush Etzion, près d’Hébron, en Cisjordanie. La campagne de soutien « Bring back our boys » (« Ramenez-nous nos garçons »), devenue virale sur les réseaux sociaux, sous le mot-dièse #BringBackourBoys sur Twitter, sur Facebook,Instagram ou sur les sites Internet de médias israéliens, a réuni sous une même bannière Tel Avivet Hébron, deux pôles d’une société israélienne que tout oppose depuis des années.
[...]
Pour les militants du camp de la paix, le mouvement des colons pourrait bien avoir gagné la bataille de l’opinion. « L’incident a réussi, en quelques jours, à influencer l’opinion israélienne jusqu’à un point auquel les dirigeants des colonies n’étaient jamais parvenus en des années. Les dizaines de millions de shekels investis par le Conseil des colonies de Judée, Samarie et Gaza [Yesha] dans sa campagne « le Yesha est là » n’ont jamais eu, dans les foyers israéliens, l’écho qu’ont eu les scènes des parents et amis anxieux priant pour le retour des jeunes disparus », pointe encore Akiva Eldar.
Alors, à qui profite le crime ?
Traduit de l’article de VeteransToday.com par Fabio Coelho de Ficientis pour Croah.fr
Proche-Orient : Trois nouveaux jeunes martyrs. Ils sont israéliens cette fois
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Les trois adolescents « enlevés » dont on a retrouvé les cadavres vont avoir les honneurs et tous les égards dus à des martyrs. Ils seront célébrés comme des symboles par ceux-là mêmes qui les ont sacrifiés. De l’extérieur, on peut juger que leur sacrifice est le résultat d’un plan machiavélique, mais il ne l’est pas aux yeux du gouvernement israélien. Ils seraient juste morts au service de leur pays en permettant à celui-ci de mener à bien sa politique, au même titre que ces nombreux soldats que l’on envoie mourir au service de la politique de leurs pays et que l’on décore à titre posthume.
Pour les services de renseignements et le gouvernement, il n’y a là rien de nouveau. C’est une opération comme une autre, qui se planifie et s’exécute avec le même tapage médiatique que toutes les autres. Les révélations du journal israélien Haaretz sur la « prophétie » du chef du Mossad, Tamir Pardo, laissent penser que l’opération du kidnapping des trois ados pourrait avoir été préparée au moins une dizaine de jours auparavant.
Dans un article publié le 15 Juin intitulé La prophétie du chef du Mossad qui fait froid dans le dos Haaretz rapporte que dix jours auparavant, lors d’une réunion du cabinet de Sécurité, le chef du Mossad, Tamir Pardo, avait décrit un scénario étrangement similaire à celui du kidnapping des trois jeunes israéliens : « Que ferez-vous si dans une semaine, trois adolescentes de 14 ans sont kidnappées dans une de nos colonies ? », demandait-il à un ministre. Prophétie ? Mon œil ! Pourquoi trois ? Pourquoi des ados de 14 ans ? Pourquoi dans une semaine ? Pardo ne faisait que citer quelque chose qui existait déjà dans les papiers et qu’il ne restait qu’à réaliser.
Ce n’est ni la première, ni la dernière fois que le projet sioniste avance en sacrifiant les juifs et les israéliens eux-mêmes. En fait tout le projet a été construit grâce à ses ennemis. Quand ils ont eu besoin de faire émigrer les juifs arabes vers Israël, tous les pays arabes se sont donné la main pour réaliser les attentats adéquats. A chaque impasse diplomatique, un ennemi surgit de l’ombre à bon escient pour lui permettre d’agir avec, en sus, la permission, la bienveillance et l’aide de la communauté internationale. Toutes les étapes du projet sioniste sont assourdies par des bruits de bombes contre des synagogues et de cris de haine antisémite que l’on n’entend qu’à travers la chambre d’échos des médias.
Le gouvernement israélien, aujourd’hui, n’a même plus besoin que l’on croit à sa hasbara. Seule lui importe son opinion intérieure. Une fois celle-ci acquise, que le reste du monde suive ou non ne fait aucune différence. Il annonce la couleur et agit. Le fait que le reste du monde ne croit pas à ses histoires est même devenu un atout. La population israélienne a été formatée pour croire que le monde entier est contre elle. Toute remise en cause de quoi que ce soit dans la politique de son gouvernement peut être exploitée comme étant due à la haine endémique à son égard. Il en résulte que plus le mensonge est gros, moins il est crédible à l’extérieur, plus il est crédible à l’intérieur. Les condamnations des mensonges et des exactions du gouvernement israélien n’auront d’autre effet que de resserrer la population autour de ses dirigeants, leur permettant de faire absolument tout ce qu’ils veulent.
Les trois gamins sacrifiés par leur gouvernement risquent pourtant d’être morts pour rien. Leur mort aura juste servi à permettre des arrestations et quelques meurtres supplémentaires parmi les palestiniens mais ne changera rien sur le fond dans la volonté des principales factions palestiniennes de se rapprocher. La violence et la brutalité de la réaction israélienne face à ce rapprochement prouve, s’il en était besoin, que le schisme entre le Fatah et le Hamas est son œuvre, mise en place bien avant le gouvernement actuel, et qu’il fait partie du plan sioniste global.
Avic – Réseau International
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