L’est de l’Ukraine s’enflamme : Kharkov exige un référendum, le QG du procureur de Donetsk pris d’assaut.
Les manifestants à Kharkov, au nord-est de l’Ukraine, ont fait appel à la Russie pour faire passer à l’ONU leurs revendications pour un référendum sur la fédéralisation, pendant qu’au même moment des centaines de manifestants prenaient d’assaut à Donetsk le bureau du procureur demandant la libération d’un «gouverneur» local.
Alors que la Crimée vient de décider de son avenir dans un référendum, dimanche, l’est de l’Ukraine a été marqué par une nouvelle série de rassemblements pro-russes.
A Kharkov, deuxième ville du pays, entre 1500 et 3000 manifestants se sont rassemblés sur la place centrale exigeant un référendum pour la fédéralisation de l’Ukraine.
«Notre ville, bien qu’Ukrainienne, a été russe et le restera. Nous sommes prêts à vivre dans le même pays, mais à nos conditions », annonçait du haut d’un podium un des militants, Yury Apukhtin , leader du mouvement Plate-forme civique, selon l’agence Itar-Tass.
Après ce qu’ils appellent «assemblée populaire», la foule des manifestants – scandant des slogans pro-russes et portant un énorme drapeau tricolore de 100 mètres de long – s’est dirigée vers le consulat général de Russie où ils ont remis une lettre adressée au président Vladimir Poutine.
http://rt.com/news/ukraine-kharkov-rights-donetsk-202
Les manifestants, au nom de l’ensemble de Kharkov, ont demandé à Poutine de « garantir leurs droits et leurs libertés » et de faire parvenir à l’Organisation des Nations Unies leurs exigences concernant un référendum sur la fédéralisation, qu’ils prévoient pour le 27 Avril, a rapporté le site web de Ukrainian National News (UNN). Par ailleurs, les militants ont demandé le déploiement d’une force de maintien de la paix russe dans la région de Kharkov, ajoutant qu’ils craignent pour leur vie et leurs biens.
Les manifestants sont ensuite allés aux abords du consulat de Pologne, pour protester contre l’ingérence occidentale dans les affaires ukrainiennes.
Les manifestants de Kharkov ont également pillé les bâtiments abritant les bureaux des organisations radicales nationalistes, dont ceux du groupe Secteur Droit, selon Interfax-Ukraine. Les militants ont fait irruption dans le bâtiment, ont sorti des livres et des symboles nationalistes et les ont brûlés.
Manifestation à Donetsk exigeant la libération du «gouverneur du peuple»
Plusieurs milliers de manifestants pro-russes sont descendus dans les rues à Donetsk, une grande ville industrielle dans l’est de l’Ukraine.
Les manifestants ont exigé que le Parlement, la Verkhovna Rada, « retire du pouvoir le Cabinet illégitime et annule sa décision, » a cité l’agence Itar-Tass. Ils demandent également la création d’un nouveau gouvernement de coalition, dont la composition serait approuvée par le peuple. Les manifestants ont dit qu’il était nécessaire de revenir à l’accord du 21 Février sur le règlement de la crise, qui a été signé par le président déchu, Viktor Ianoukovitch, et les dirigeants de l’opposition et prévoit des élections parlementaires et présidentielles anticipées.
Entre autres, ils exigent que la langue russe obtienne le statut de seconde langue officielle, et qu’une enquête soit menée sur les meurtres des agents des forces de l’ordre et des manifestants sur la place Maidan en Février à Kiev.
Une foule de près de 2.000 personnes aurait pris d’assaut le bureau du procureur régional, demandant la libération du « gouverneur du peuple » Pavel Gubarev. Le militant politique – qui a été spontanément proclamé gouverneur lors d’une manifestation le 1er Mars – a été arrêté le 6 Mars sur des accusations de violation de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, prise de pouvoir, et saisie des bâtiments du gouvernement.
Les manifestants ont fait irruption dans le bâtiment, brisé des fenêtres, arraché et jeté le drapeau national ukrainien et l’ont remplacé par le russe, selon Interfax.
Les militants seraient également entrés dans le bureau d’une société appartenant à l’oligarque Sergey Taratuta, le chef de l’administration régionale désigné à ce poste par les autorités de Kiev. Les protestataires ont déclaré qu’ils considéraient que le gouverneur était illégitime, a rapporté RIA Novosti. N’ayant pas trouvé Taratuta dans le bâtiment, les manifestants se sont ensuite dirigés vers le bureau de l’administration régionale.
Pendant ce temps, Kiev a envoyé du matériel militaire lourd à la frontière avec la Russie. Des militants dans les régions de l’Est de l’Ukraine, comprenant Donetsk et Lugansk, auraient bloqué les trains transportant le matériel militaire provenant des parties centrale et occidentale de l’Ukraine.
Traduction Avic
http://rt.com/news/ukraine-kharkov-rights-donetsk-202
Ukraine : Khodorkovski dénonce Moscou sur la place Maïdan
L'opposant russe, Mikhaïl Khodorkovski a pris la parole sur le Maïdan, à l'occasion du 200ème anniversaire du poète Chevtchenko. Il y a dénoncé les agissements de Vladimir Poutine dans la crise qui secoue l'Ukraine.
Ennemi numéro un de Vladimir Poutine, Mikhaïl Khodorkovski, a condamné dimanche les actions de Moscou dans la crise ukrainienne dans un vibrant discours devant des milliers d'Ukrainiens sur le Maïdan à Kiev.
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Ukraine : le référendum sur la Crimée est "illégal" selon Merkel
Un référendum sur un rattachement de la Crimée à la Russie se tiendra le 16 mars : un dispositif "contraire à la Constitution ukrainienne et au droit international" selon la chancelière allemande Angela Merkel.
La chancelière allemande Angela Merkel, qui s'est entretenue dimanche par téléphone avec le président russe Vladimir Poutine, lui a déclaré que le référendum prévu en Crimée était "illégal", a rapporté son porte-parole dans un communiqué.
"La chancelière a fait valoir avec force la position allemande affirmant que le prétendu référendum du 16 mars sur la Crimée est illégal. Sa tenue est contraire à la Constitution ukrainienne et au droit international", a déclaré le porte-parole d'Angela Merkel, Steffen Seibert.
"La chancelière a par ailleurs déploré qu'aucun progrès n'ait été fait dans la constitution d'un groupe de contact international qui doit permettre de trouver un chemin politique conduisant à une solution au conflit en Ukraine", a souligné M. Seibert, ajoutant: "Elle a souligné la nécessité urgente de parvenir dans ce domaine à un résultat substantiel".
Dans un communiqué évoquant cette conversation téléphonique ainsi que celle entre le président russe et le Premier ministre David Cameron, le Kremlin a affirmé que M. Poutine avait qualifié de "légitimes" les autorités pro-russes de Crimée.
M. Poutine a "souligné en particulier que les mesures prises par les autorités légitimes de Crimée étaient basées sur les normes du droit international", et a discuté également du référendum prévu le 16 mars en Crimée, a précisé le Kremlin, dans un communiqué.
La péninsule ukrainienne de Crimée est contrôlée depuis fin février par des forces russes qui consolident jour après jour leur position et rendent plus difficile la possibilité pour le nouveau pouvoir de la réintégrer un jour.
Le parlement pro-russe de la Crimée a prévu d'organiser le 16 mars un référendum, jugé illégal par Kiev, sur un rattachement de la péninsule à la Russie.
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Kiev n'interviendra pas militairement en cas de rattachement de la Crimée à la Russie
Le président ukrainien accorde une interview à l'AFP, à quelques jours d'un référendum sur le rattachement de la Crimée à la Russie.
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Bernard-Henri Lévy 2 mars 2014 Maidan
QUEL RIGOLO PERVERS NARCISSIQUE ! ! ! !
UKRAINE Laurent Fabius avoue le coup d’Etat monté avec l’Allemagne et la Pologne
Laurent Fabius avoue (25-02-2014) qu’il a fourni les éléments avec l’Allemagne, la Pologne et l’UE pour un véritable coup d’Etat contre le président Ianoukovitch et sa majorité parlementaire. A noter que Fabius n’ose même plus prononcer le nom du président ukrainien berné qui est pourtant celui qui a signé l’accord du 21-02-2014 soutenu par l’UE avec une opposition qui savait qu’elle ne le respecterait pas
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