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Comprendre l’État d’Israël avec Yakov Rabkin
Comprendre l’État d’Israël avec Yakov Rabkin par agenceinfolibre ·
Chacun à leur tour, ils racontent, intensément, quelque trente ans de lutte antiterroriste en Israël et de gestion désastreuse de la question palestinienne. Un flot d’aveux précis, circonstanciés, d’une remarquable liberté et d’une sidérante acuité. Six anciens chefs du Shin Beth, l’équivalent israélien du FBI, expliquent comment, depuis la Guerre des six jours en 1967, dont la victoire vaut à l’État hébreu d’occuper Gaza et la Cisjordanie et de faire face à un million de Palestiniens, les responsables politiques n’ont jamais vraiment cherché à construire la paix. Une succession d’erreurs qu’inaugurent les mots d'arabe approximatif avec lequel de jeunes réservistes s’adressent aux populations des nouveaux territoires occupés, leur annonçant qu’ils viennent les "castrer", au lieu de les "recenser".
Bavures, tortures, méthodes iniques de renseignements et de recrutement d’indicateurs amplifiant la haine de l’occupé… Ils disent surtout l’absence glaçante de vision stratégique ; la résistance et l’hostilité des Palestiniens oubliés explosant avec la première Intifada ; le laxisme face à l’extrémisme juif qui anéantira, avec l’assassinat de Yitzhak Rabin, la seule réelle lueur de paix. "On a gagné toutes les batailles, mais on a perdu la guerre", lâche Ami Ayalon, à la tête du service de 1996 à 2000, quand Avraham Shalom, le plus ancien d’entre eux, compare l’armée d’occupation à celle de l’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. "Quand vous quittez le Shin Beth, vous devenez gauchiste…", conclut avec ironie Yaakov Péri (1988-1994).
Nourri par de formidables archives et un travail visuel sophistiqué à partir de photos, ce réquisitoire exceptionnel, sorti en salles pendant la campagne des législatives, a eu l’impact d’une bombe en Israël. Déjà auteur de Sharon, le réalisateur Dror Moreh croit fermement au pouvoir des films et c’est peut-être là l’un des secrets de réussite de son audacieuse entreprise. Un manifeste passionnant de bout en bout, doublé du portrait de six hommes en proie au doute, mais animés d'un salvateur pragmatisme.
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Le film évoque les assassinats ciblés, avec des images effrayantes de bombes qui explosent silencieusement sur des films en noir et blanc tournés par des drones au-dessus de Gaza. «Il y a parfois très peu de temps pour prendre une décision, alors que l'on est capable de tuer comme ça, en un instant», dit Carmi Gillon.
Il aborde aussi la grave crise traversée par le Shin Beth dans les années 1990, lorsque le service se révèle incapable de prévenir l'assassinat de Yitzhak Rabin. Les anciens chefs du service évoquent leur désarroi devant la clémence dont ont bénéficié depuis les activistes d'extrême droite de la Jewish Underground, dont l'idéologie a inspiré l'assassin du premier ministre, et qui projetaient de faire exploser le Dôme du Rocher à Jérusalem.
«On doit discuter avec tout le monde»
Mais le plus troublant reste la conclusion qu'ils tirent de leur expérience. Ces hommes, qui ont passé toute leur carrière à rassembler, analyser et exploiter tous les renseignements possibles sur les Palestiniens et à monter des opérations clandestines visant à décapiter les organisations d'activistes, arrivent tous au même constat: «On gagne toutes les batailles, mais on perd la guerre.» La répression n'est pas la solution.
«Nous nous contentons de maintenir les flammes au plus bas niveau possible, afin de permettre au gouvernement de prendre des décisions. Mais nous n'avons jamais réglé le problème», dit l'un d'eux.
Aucun d'entre eux n'a une vision très optimiste du futur. Et tous admettent continuer à réfléchir après leur retraite. «À la fin, on finit par devenir un peu de gauche», plaisante Yaakov Peri. Ils sont en faveur de négociations, sans exclure personne, y compris le Hamas. «On doit discuter avec tout le monde, c'est un principe de base dans notre métier», dit l'un d'eux.
Certains sont déjà allés plus loin que les autres et ont tiré les conséquences de leurs réflexions. Ami Ayalon avait, en 2002, en pleine intifada, élaboré un plan de paix avec l'intellectuel palestinien Sari Nusseibeh. Plus récemment, Yuval Diskin s'est opposé aux préparatifs d'action militaire de Nétanyahou contre l'Iran et a donné ces dernières semaines plusieurs interviews où il décrit le premier ministre comme un dangereux irresponsable. La sortie du film en pleine campagne électorale a déjà fait beaucoup de bruit en Israël. Il a été sélectionné en finale des Academy Awards, par le Festival de Sundance et figure parmi les favoris pour l'oscar du meilleur documentaire.
LIRE AUSSI:
» Nétanyahou étrillé par un ancien chef du Shin Beth
» Le témoignage de soldats israéliens à Gaza crée un malaise
» Israël dote sa sécurité intérieure d'un chef à poigne

Dans un documentaire, The Gatekeepers, sélectionné pour les Oscars, d'anciens chefs du service de renseignements dévoilent leurs méthodes et jugent que la répression face aux Palestiniens mène à l'impasse.
Correspondant à Jérusalem
Ils ne sont ni des pacifistes ni des idéalistes, mais des professionnels du renseignement et de l'action. Aucun n'a jamais laissé de scrupules moraux interférer avec ses décisions ni n'a reculé devant des méthodes expéditives pour lutter contre l'activisme palestinien.
Pourtant, tous reconnaissent que la politique sécuritaire israélienne dans les Territoires occupés n'est pas viable à long terme. «Ce n'est que de la tactique, pas de la stratégie», résume l'un d'entre eux. Ils savent d'autant mieux de quoi ils parlent qu'ils ont été depuis trente ans les principaux responsables de sa mise en œuvre.
Le documentaire Israel Confidential (The Gatekeepers, dans sa version anglaise), du réalisateur israélien Dror Moreh et financé en grande partie par la société française Les Films du Poisson, est basé sur les témoignages des six anciens chefs du Shin Beth, le service du renseignement intérieur israélien: Avraham Shalom, Yaakov Peri, Carmi Gillon, Ami Ayalon, Avi Ditcher et Yuval Diskin.
Entrecoupés d'images d'archives ou d'étonnantes reconstitutions dynamiques réalisées à partir de photos d'époque, leurs témoignages constituent un document exceptionnel qui va à l'encontre de beaucoup d'idées reçues et pose avec une acuité nouvelle la question de l'occupation des Territoires palestiniens par Israël.
Pourtant, tous reconnaissent que la politique sécuritaire israélienne dans les Territoires occupés n'est pas viable à long terme. «Ce n'est que de la tactique, pas de la stratégie», résume l'un d'entre eux. Ils savent d'autant mieux de quoi ils parlent qu'ils ont été depuis trente ans les principaux responsables de sa mise en œuvre.
Le documentaire Israel Confidential (The Gatekeepers, dans sa version anglaise), du réalisateur israélien Dror Moreh et financé en grande partie par la société française Les Films du Poisson, est basé sur les témoignages des six anciens chefs du Shin Beth, le service du renseignement intérieur israélien: Avraham Shalom, Yaakov Peri, Carmi Gillon, Ami Ayalon, Avi Ditcher et Yuval Diskin.
Entrecoupés d'images d'archives ou d'étonnantes reconstitutions dynamiques réalisées à partir de photos d'époque, leurs témoignages constituent un document exceptionnel qui va à l'encontre de beaucoup d'idées reçues et pose avec une acuité nouvelle la question de l'occupation des Territoires palestiniens par Israël.
«Dans la guerre contre le terrorisme, il n'y a pas de morale»
Ces hommes portent un regard froid de professionnels sur leurs propres actions. Ils n'occultent rien de leurs méthodes - recrutement d'informateurs, emploi de techniques d'interrogatoires relevant de la torture, assassinats ciblés -, qu'ils considèrent comme justifiées par leur mission.
«Dans la guerre contre le terrorisme, il n'y a pas de morale», souligne Avraham Shalom. Cet homme aux allures de paisible RETRAITÉ avait pourtant été obligé de démissionner après le scandale du bus 300 en 1984, lorsque la presse avait révélé que deux des Palestiniens qui avaient détourné le car et ses passagers avaient été froidement assassinés après l'assaut des commandos israéliens, alors qu'ils étaient déjà prisonniers. «Le problème, c'était qu'il y avait des journalistes», dit seulement Avraham Shalom.
Comprendre l’État d’Israël avec Yakov Rabkin par agenceinfolibre ·
THE GATEKEEPERS - ISRAËL CONFIDENTIAL
Les confessions de six anciens chefs du Shin Beth, le Service de la sécurité intérieure d'Israël. Un documentaire exceptionnel, nominé aux Oscars, qui éclaire trente ans de lutte antiterroriste et d'errements face à la question palestinienne.Chacun à leur tour, ils racontent, intensément, quelque trente ans de lutte antiterroriste en Israël et de gestion désastreuse de la question palestinienne. Un flot d’aveux précis, circonstanciés, d’une remarquable liberté et d’une sidérante acuité. Six anciens chefs du Shin Beth, l’équivalent israélien du FBI, expliquent comment, depuis la Guerre des six jours en 1967, dont la victoire vaut à l’État hébreu d’occuper Gaza et la Cisjordanie et de faire face à un million de Palestiniens, les responsables politiques n’ont jamais vraiment cherché à construire la paix. Une succession d’erreurs qu’inaugurent les mots d'arabe approximatif avec lequel de jeunes réservistes s’adressent aux populations des nouveaux territoires occupés, leur annonçant qu’ils viennent les "castrer", au lieu de les "recenser".
Bavures, tortures, méthodes iniques de renseignements et de recrutement d’indicateurs amplifiant la haine de l’occupé… Ils disent surtout l’absence glaçante de vision stratégique ; la résistance et l’hostilité des Palestiniens oubliés explosant avec la première Intifada ; le laxisme face à l’extrémisme juif qui anéantira, avec l’assassinat de Yitzhak Rabin, la seule réelle lueur de paix. "On a gagné toutes les batailles, mais on a perdu la guerre", lâche Ami Ayalon, à la tête du service de 1996 à 2000, quand Avraham Shalom, le plus ancien d’entre eux, compare l’armée d’occupation à celle de l’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. "Quand vous quittez le Shin Beth, vous devenez gauchiste…", conclut avec ironie Yaakov Péri (1988-1994).
Nourri par de formidables archives et un travail visuel sophistiqué à partir de photos, ce réquisitoire exceptionnel, sorti en salles pendant la campagne des législatives, a eu l’impact d’une bombe en Israël. Déjà auteur de Sharon, le réalisateur Dror Moreh croit fermement au pouvoir des films et c’est peut-être là l’un des secrets de réussite de son audacieuse entreprise. Un manifeste passionnant de bout en bout, doublé du portrait de six hommes en proie au doute, mais animés d'un salvateur pragmatisme.
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Le film évoque les assassinats ciblés, avec des images effrayantes de bombes qui explosent silencieusement sur des films en noir et blanc tournés par des drones au-dessus de Gaza. «Il y a parfois très peu de temps pour prendre une décision, alors que l'on est capable de tuer comme ça, en un instant», dit Carmi Gillon.
Il aborde aussi la grave crise traversée par le Shin Beth dans les années 1990, lorsque le service se révèle incapable de prévenir l'assassinat de Yitzhak Rabin. Les anciens chefs du service évoquent leur désarroi devant la clémence dont ont bénéficié depuis les activistes d'extrême droite de la Jewish Underground, dont l'idéologie a inspiré l'assassin du premier ministre, et qui projetaient de faire exploser le Dôme du Rocher à Jérusalem.
«On doit discuter avec tout le monde»
Mais le plus troublant reste la conclusion qu'ils tirent de leur expérience. Ces hommes, qui ont passé toute leur carrière à rassembler, analyser et exploiter tous les renseignements possibles sur les Palestiniens et à monter des opérations clandestines visant à décapiter les organisations d'activistes, arrivent tous au même constat: «On gagne toutes les batailles, mais on perd la guerre.» La répression n'est pas la solution.
«Nous nous contentons de maintenir les flammes au plus bas niveau possible, afin de permettre au gouvernement de prendre des décisions. Mais nous n'avons jamais réglé le problème», dit l'un d'eux.
Aucun d'entre eux n'a une vision très optimiste du futur. Et tous admettent continuer à réfléchir après leur retraite. «À la fin, on finit par devenir un peu de gauche», plaisante Yaakov Peri. Ils sont en faveur de négociations, sans exclure personne, y compris le Hamas. «On doit discuter avec tout le monde, c'est un principe de base dans notre métier», dit l'un d'eux.
Certains sont déjà allés plus loin que les autres et ont tiré les conséquences de leurs réflexions. Ami Ayalon avait, en 2002, en pleine intifada, élaboré un plan de paix avec l'intellectuel palestinien Sari Nusseibeh. Plus récemment, Yuval Diskin s'est opposé aux préparatifs d'action militaire de Nétanyahou contre l'Iran et a donné ces dernières semaines plusieurs interviews où il décrit le premier ministre comme un dangereux irresponsable. La sortie du film en pleine campagne électorale a déjà fait beaucoup de bruit en Israël. Il a été sélectionné en finale des Academy Awards, par le Festival de Sundance et figure parmi les favoris pour l'oscar du meilleur documentaire.
LIRE AUSSI:
» Nétanyahou étrillé par un ancien chef du Shin Beth
» Le témoignage de soldats israéliens à Gaza crée un malaise
» Israël dote sa sécurité intérieure d'un chef à poigne
Dans un documentaire, The Gatekeepers, sélectionné pour les Oscars, d'anciens chefs du service de renseignements dévoilent leurs méthodes et jugent que la répression face aux Palestiniens mène à l'impasse.
Correspondant à Jérusalem
Ils ne sont ni des pacifistes ni des idéalistes, mais des professionnels du renseignement et de l'action. Aucun n'a jamais laissé de scrupules moraux interférer avec ses décisions ni n'a reculé devant des méthodes expéditives pour lutter contre l'activisme palestinien.
Pourtant, tous reconnaissent que la politique sécuritaire israélienne dans les Territoires occupés n'est pas viable à long terme. «Ce n'est que de la tactique, pas de la stratégie», résume l'un d'entre eux. Ils savent d'autant mieux de quoi ils parlent qu'ils ont été depuis trente ans les principaux responsables de sa mise en œuvre.
Le documentaire Israel Confidential (The Gatekeepers, dans sa version anglaise), du réalisateur israélien Dror Moreh et financé en grande partie par la société française Les Films du Poisson, est basé sur les témoignages des six anciens chefs du Shin Beth, le service du renseignement intérieur israélien: Avraham Shalom, Yaakov Peri, Carmi Gillon, Ami Ayalon, Avi Ditcher et Yuval Diskin.
Entrecoupés d'images d'archives ou d'étonnantes reconstitutions dynamiques réalisées à partir de photos d'époque, leurs témoignages constituent un document exceptionnel qui va à l'encontre de beaucoup d'idées reçues et pose avec une acuité nouvelle la question de l'occupation des Territoires palestiniens par Israël.
Pourtant, tous reconnaissent que la politique sécuritaire israélienne dans les Territoires occupés n'est pas viable à long terme. «Ce n'est que de la tactique, pas de la stratégie», résume l'un d'entre eux. Ils savent d'autant mieux de quoi ils parlent qu'ils ont été depuis trente ans les principaux responsables de sa mise en œuvre.
Le documentaire Israel Confidential (The Gatekeepers, dans sa version anglaise), du réalisateur israélien Dror Moreh et financé en grande partie par la société française Les Films du Poisson, est basé sur les témoignages des six anciens chefs du Shin Beth, le service du renseignement intérieur israélien: Avraham Shalom, Yaakov Peri, Carmi Gillon, Ami Ayalon, Avi Ditcher et Yuval Diskin.
Entrecoupés d'images d'archives ou d'étonnantes reconstitutions dynamiques réalisées à partir de photos d'époque, leurs témoignages constituent un document exceptionnel qui va à l'encontre de beaucoup d'idées reçues et pose avec une acuité nouvelle la question de l'occupation des Territoires palestiniens par Israël.
«Dans la guerre contre le terrorisme, il n'y a pas de morale»
Ces hommes portent un regard froid de professionnels sur leurs propres actions. Ils n'occultent rien de leurs méthodes - recrutement d'informateurs, emploi de techniques d'interrogatoires relevant de la torture, assassinats ciblés -, qu'ils considèrent comme justifiées par leur mission.
«Dans la guerre contre le terrorisme, il n'y a pas de morale», souligne Avraham Shalom. Cet homme aux allures de paisible RETRAITÉ avait pourtant été obligé de démissionner après le scandale du bus 300 en 1984, lorsque la presse avait révélé que deux des Palestiniens qui avaient détourné le car et ses passagers avaient été froidement assassinés après l'assaut des commandos israéliens, alors qu'ils étaient déjà prisonniers. «Le problème, c'était qu'il y avait des journalistes», dit seulement Avraham Shalom.
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Eva Braun était juive… Et King Kong, il était bouddhiste ?

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !Chaque jour nous apporte de nouvelles blagues gouvernementales absolument géniales. Créatifs, drôles, avec des scénarios de premier ordre, il n’y a pas à dire, cette guerre en Syrie nous permet de passer d’excellents moments ensemble.
AVIC
Le président du parlement israélien refuse d’afficher un arbre de Noël dans le bâtiment du parlement en raison des « souvenirs douloureux » qu’il évoquait pour les Juifs.
Le nettoyage ethnique historique et toujours en cours perpétré par Israël à l’encontre du peuple palestinien sur sa propre terre vient contredire et trahir cette longue histoire de la participation juive à des mouvements collectifs de libération.
Le sionisme - idéologie fondatrice de l’Etat d’Israël et qui en est le soutien actuel, est issu du colonialisme européen et s’est diffusé à la suite du génocide nazi. Le sionisme s’est nourri des épisodes les plus violents et oppressifs de l’histoire du dix neuvième siècle, marginalisant ainsi l’engagement de nombreux Juifs dans les mouvements de libération. Pour retrouver une place au sein des vibrants mouvements populaires actuels, il faut mettre fin au sionisme sous toutes ses formes
C’est la priorité des priorités, en raison des conséquences du sionisme sur les Palestiniens et les peuples de l’ensemble de la région ; en raison aussi du fait que le sionisme porte préjudice à la mémoire de la persécution et du génocide des Juifs d’Europe en l’exploitant pour justifier et perpétuer le racisme européen et le colonialisme. Le sionisme est, par ailleurs, responsable du déplacement massif des Juifs mizrahi (originaires d’Afrique et d’Asie), et du détournement de leurs Histoires, langages, traditions et cultures. L’histoire des Juifs mizrahi remonte à plus de 2000 ans et le sionisme, en s’implantant, en a dévié le cours au profit d’une ségrégation parmi les Juifs imposée par l’État d’Israël.
En conséquence, le sionisme nous implique dans l’oppression du peuple palestinien et porte préjudice à notre propre héritage, à nos luttes pour la justice et à nos alliances avec nos semblables.
Nous nous engageons à : Nous opposer au sionisme et à l’État d’Israël
Le sionisme est raciste. Il exige l’allégeance à un ordre politique, juridique et économique qui privilégie et valorise les Juifs ainsi que les Européens et leurs cultures par rapport aux peuples autochtones et à leurs cultures. Le sionisme n’est pas seulement raciste, il est aussi antisémite. Il reprend à son compte l’imagerie européenne et antisémite du "Juif de la diaspora" efféminé, cupide et faible, et y lui oppose celle d’un "Nouveau Juif", violent, militariste et sexiste, un Juif qui est l’auteur d’une violence raciale plutôt que d’en être une victime.
Par-là, le sionisme fait des Juifs des blancs, en adoptant un racisme de blancs à l’encontre du peuple palestinien. Malgré la nécessité pour Israël d’intégrer les Mizrahi afin de maintenir une majorité juive, ce racisme peut aussi être constaté dans la marginalisation et l’exploitation économique des masses déshéritées des Mizrahi. Cette violence raciale inclut l’exploitation des travailleurs migrants
Les sionistes diffusent le mythe de la démocratie israélienne. En réalité, Israël a établi et renforcé des politiques et des pratiques qui sont discriminatoires à l’égard des Juifs mizrahi et qui excluent les Palestiniens et restreignent leurs droits. Israël, en coopération avec les États-Unis, sape tout mouvement arabe de libération.
Le sionisme perpétue l’exception juive. Pour justifier ses crimes, le sionisme présente une version de l’histoire juive déconnectée de l’histoire et de l’expérience d’autres peuples. Il promeut un narratif selon lequel l’holocauste nazi est exceptionnel dans l’histoire de l’humanité. Il place les Juifs à part, par rapport aux victimes et aux survivants d’autres génocides, au lieu de nous unir à eux.
Israël fait cause commune avec des Chrétiens fondamentalistes et d’autres qui appellent à la destruction des Juifs, sur la base d’une islamophobie partagée et d’une volonté de contrôler le Moyen Orient et plus largement l’Asie occidentale. Ensemble, ils appellent à la persécution des Musulmans. Cette promotion commune de l’islamophobie a pour but de diaboliser la résistance opposée à la domination économique et militaire occidentale. Elle s’inscrit dans une longue histoire de collusion du sionisme avec des régimes répressifs et violents, de l’Allemagne nazie au régime d’apartheid d’Afrique du Sud jusqu’aux dictatures réactionnaires d’Amérique du Sud.
Le sionisme prétend que la sécurité des Juifs repose sur un état juif militarisé. Mais Israël ne met pas les Juifs en sécurité. Sa violence garantit l’instabilité et la peur pour ceux qui sont sous sa sphère d’influence, et met en danger la sécurité de tous, y compris des Juifs, et ce bien au-delà de ses frontières. Le sionisme a volontairement participé à créer les conditions qui ont conduit à la violence à l’encontre des Juifs dans les pays arabes. L’hostilité née de la violence israélienne et de la domination militaire sur les Juifs vivant en Israël et ailleurs est utilisée pour justifier encore plus de violence sioniste.
Nous nous engageons à : Rejeter l’héritage colonial et l’expansion colonialiste en cours.
Dès l’instant où le mouvement sioniste a décidé de bâtir un état juif en Palestine, il est devenu un mouvement de conquête. A l’instar de tous les mouvements de conquête et des idéologies colonialistes en Amérique ou en Afrique, le sionisme s’appuie sur la ségrégation entre les peuples ; par la confiscation de la terre, il s’engage dans le nettoyage ethnique qui repose sur une violence militaire implacable.
Les sionistes ont travaillé main dans la main avec l’administration coloniale britannique, contre le peuple indigène de la région et contre son espoir légitime de liberté et d’autodétermination. L’imaginaire sioniste d’une Palestine "vide" et pauvre a justifié la destruction de la vie palestinienne à l’instar du racisme qui a justifié l’extermination des peuples autochtones d’Amérique, la traite atlantique des esclaves et bien d’autres atrocités encore.
Avec l’expansion permanente des colonies et le Mur d’apartheid, l’engagement colonialiste d’Israël l’a amené à détruire l’environnement ainsi que les paysages de la Palestine. Cette politique, qui n’a pas réussi à stopper la résistance palestinienne, conduit l’Etat d’Israël à toujours plus de violence et à des politiques qui, lorsqu’elles sont menées à leur point ultime, finissent en génocide. A Gaza, l’État d’Israël dénie l’accès à la nourriture, à l’eau, à l’électricité, à l’aide humanitaire et aux fournitures médicales, c’est l’arme qu’il utilise contre les fondements même de toute vie humaine.
Israël, qui a été en son temps l’outil favori des Britanniques et des Français contre l’unité arabe et l’indépendance, est devenu le plus jeune associé de l’alliance US pour le contrôle militaire, économique et politique au niveau mondial, qui vise plus particulièrement la domination de la région stratégique du Moyen Orient/Asie du Sud-ouest. Le danger d’une guerre nucléaire représenté par une attaque israélo-américaine sur l’Iran nous rappelle qu’Israël est une bombe atomique qui devrait faire l’objet d’un démantèlement urgent, en vue de sauver les vies de toutes ses victimes actuelles et potentielles.
Nous nous engageons à : Nous opposer aux organisations sionistes.
Non content de donner forme à l’Etat d’Israël, le sionisme a fondé sa politique internationale de domination militaire et d’hostilité envers ses voisins et a instauré un réseau mondial complexe d’organisations, de lobbys politiques, d’entreprises de relations publiques, de clubs universitaires, et d’écoles pour appuyer et propager les idées sionistes au sein des communautés juives et dans l’opinion publique de façon générale.
Un flot de milliards de dollars américains abreuve Israël année après année, pour soutenir l’occupation et la brutalité de son armée hyper moderne. La machine de guerre qu’ils financent fait partie intégrante de l’industrie mondiale de l’armement qui, à elle seule, draine les ressources dont manque une humanité désespérément privée d’eau, de nourriture, de soins sanitaires, de logement et d’éducation. Pendant ce temps-là, L’Europe, le Canada et les Etats-Unis soutiennent l’infrastructure d’occupation israélienne sous couvert d’aide humanitaire au peuple palestinien. Ensemble, les Etats-Unis et leurs alliés coopèrent au renforcement de la domination de la région et à l’écrasement des mouvements populaires.
Un réseau international d’institutions et d’organisations sionistes appuie l’armée israélienne par des financements directs. De plus, ces organisations fournissent un soutien politique nécessaire à la légitimation et à la promotion de leurs visées politiques et de leurs projets humanitaires. Dans certains pays, ces organisations censurent toute critique envers Israël et ciblent des individus et des organisations qui sont mis sur listes noires et sont victimes de violences, d’emprisonnement, de déportation, de privation d’emploi et d’autres sanctions économiques.
Ces organisations diffusent l’islamophobie. Agitant l’épouvantail de la guerre à l’étranger, elles instaurent une législation répressive dans leurs propres pays. Aux Etats-Unis et au Canada les groupes sionistes ont aidé à faire passer la législation « antiterroriste », exposant ainsi à des poursuites judiciaires pour aide au terrorisme et trahison, toute activité favorable au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre Israël ainsi que le soutien aux organisations palestiniennes, iraniennes, iraquiennes, libanaises et musulmanes. En Europe et aux Etats-Unis, des groupes soit disant « juifs » sont désormais au premier rang de l’appel à la guerre contre l’Iran.
Mais l’édifice sioniste et celui de la suprématie mondiale des Etats-Unis se fissurent. A la suite de l’extraordinaire résistance de la Palestine et du sud-Liban à l’agression et à l’occupation israélienne et américaine, qui ont tenu en dépit de ressources limitées et de nombreuses trahisons, le mouvement international de solidarité avec les Palestiniens en lutte contre la politique des USA et d’Israël prend de l’élan.
En Israël, cet élan est visible dans une contestation croissante qui ouvre la voie à la revendication d’un double héritage des années 60 : celui du Matzpen, organisation israélo-palestinienne, juive et antisioniste et celui du parti mizrahi des Panthères Noires. Plus largement, le refus de la conscription obligatoire dans l’armée israélienne est croissant dans la jeunesse.
Au sein du gouvernement et dans des discussions publiques aux Etats-Unis et en Europe le coût de l’aide inconditionnelle à Israël est de plus en plus remis en cause. C’est pourquoi Israël et les Etats-Unis sont à la recherche de nouveaux alliés au sud pour qui puissent se joindre à leurs conquêtes économiques et militaires. La relation croissante entre Israël et l’Inde en est un exemple frappant. Partageant l’intérêt occidental pour le contrôle politique et le profit économique de quelques-uns au détriment du plus grand nombre, l’élite indienne aussi bien que celles du Moyen Orient et plus largement de l’Asie occidentale sont de connivence avec le programme économique et militaire de l’Ouest dans la région
La propagande de la guerre occidentale contre le terrorisme sert de caisse de résonance à l’islamophobie de l’élite indienne et fournit aux régimes du Moyen Orient et de l’Asie du Sud-ouest une opportunité pour réprimer sévèrement toute dissidence. Malgré cela, des soulèvements populaires et des chapitres glorieux des luttes anti-coloniales remettent en question cette alliance et devraient lui porter un coup fatal.
Avec nos alliés, notre but est d’aider à élargir ces fissures jusqu’à ce que le mur tombe et qu‘Israël soit isolé comme l’a été l’Afrique du sud de l’apartheid. Nous nous engageons à lutter contre ces groupes qui prétendent parler à notre place et à les vaincre.
Nous nous engageons à : Etre solidaires et à travailler pour l’apaisement et la justice.
Nous sommes engagés aux côtés du peuple palestinien pour sa libération et son autodétermination. De tout notre cœur, notre volonté et notre énergie politique nous soutenons la résistance du peuple palestinien dans toute sa diversité et sa vaillance et nous faisons front à l’injustice dont sont coupables les pays où nous vivons.
Nous soutenons sans équivoque le Droit au Retour des Palestiniens sur leur terre. Nous appelons à l’abrogation du droit au retour raciste israélien qui privilégie le droit de toute personne se déclarant juive de s’installer en Palestine tout en privant les réfugiés palestiniens de ce droit.
Nous sommes de tout cœur avec l’appel de la Palestine au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre Israël.
Nous soutenons la revendication de libération de tous les prisonniers politiques palestiniens et dénonçons la pratique consistant à incarcérer des leaders politiques palestiniens, des jeunes et la population en général, comme méthode de contrôle et de terreur.
Ce n’est pas à nous de prescrire quel chemin doit prendre le peuple palestinien pour définir son avenir. Nous ne prétendons pas nous substituer à ses choix. Nos stratégies et nos actions naîtront de notre relation avec ceux qui sont engagés dans tout l’éventail des luttes de libération en Palestine et dans la région. Nous soutiendrons leur lutte pour survivre, pour garder leur terre et pour faire avancer leur mouvement comme ils l’entendent, selon leurs propres termes.
Nous sommes partenaires des grands mouvements de résistance populaire de notre époque qui défendent et chérissent les vies de tous les peuples et de toute la planète, conduits par ceux qui souffrent le plus de la conquête impériale, de l’occupation, du racisme et de la domination mondiale, de l’exploitation des hommes et des ressources. Nous sommes pour la protection de la nature. Nous défendons les droits des peuples indigènes sur leur sol et pour leur souveraineté. Nous défendons les droits des migrants et des réfugiés pour qu’ils puissent se déplacer librement et en toute sécurité à travers les frontières. Nous défendons le droit des travailleurs - y compris des immigrés en Israël amenés pour prendre la place des Palestiniens et des Mizrahi - à la justice économique et à l’autodétermination. Nous défendons l’égalité raciale et l’expression culturelle. Nous défendons le droit des femmes, des enfants et de toutes les minorités exploitées à se libérer de toute domination. Et nous défendons le droit universel à la terre, à l’eau, à la nourriture, au logement, à l’éducation, aux soins et à être libérés de la violence : c’est le seul moyen pour que la société humaine puisse survivre et s’épanouir.
Nous nous engageons à soutenir la justice pour guérir les blessures infligées par la force et par le droit colonial en Palestine et dans l’ensemble de la région ; pour guérir les traumatismes qu’ont subi les Juifs en Europe et dont se sert le projet sioniste, pour guérir les peurs et privations endurées dans des massacres au fil des années ainsi que les manipulations de la culture et des ressources exercées dans le but d’exploiter les Juifs Mizrahi et de les séparer des Palestiniens.
La justice pour laquelle nous travaillons est à construire par ceux, partout en Palestine, y compris en Israël et par les réfugiés palestiniens, dont la lutte pour l’autodétermination leur apportera l’égalité et la liberté ainsi qu’aux autres habitants des alentours.
Nous vous appelons à nous rejoindre.
Ces engagements nécessitent la construction d’un mouvement juif uni à l’échelle internationale, qui s’oppose au sionisme et à sa volonté de vouloir parler au nom de tous les Juifs. Face à un adversaire international il ne suffit pas de travailler au niveau local, ni au niveau national. Nous devons trouver des moyens d’agir ensemble par delà les frontières géographiques, sectorielles et linguistiques. Il y a place pour toutes sortes d’initiatives et d’organisations, existantes ou nouvelles, qui puissent travailler en toute indépendance et conjointement, en soutien mutuel et en collaboration.
Etes-vous contre le racisme sous toutes ses formes ? Alors, nous vous appelons à nous rejoindre pour mettre fin à l’apartheid israélien.
Soutenez-vous la souveraineté et les droits des peuples indigènes à leur terre ? Alors, nous vous appelons à nous rejoindre pour la défense des droits souverains à la terre des Palestiniens.
Croyez-vous que nos vies sont dépendantes de la durabilité économique et environnementale ? Etes-vous en colère devant le vol et la destruction des ressources de la planète ? Alors, nous vous appelons à nous rejoindrepour arrêter le vol de la terre et de l’eau, la destruction de l’agriculture, de la terre palestiniennes des villages et des oliveraies par Israël.
Voulez-vous en finir avec les guerres interminables pour le pétrole et pour la domination militaire des Etats-Unis et de leurs alliés ? Voulez-vous en finir avec les cultures militarisées, avec la conscription des jeunes et le pillage des ressources destinées à financer l’armée plutôt que les besoins vitaux ? Alors, nous vous appelons à nous rejoindre pour démanteler une pièce cruciale de la machine de guerre mondiale.
Voulez-vous vous désolidariser du nettoyage ethnique de la Palestine, de la destruction de son histoire, de sa culture et de son autodétermination ? Croyez-vous qu’il n’y ait de paix qu’avec la justice ? Etes-vous à la fois triste et en colère contre le fait que le génocide des Juifs soit utilisé pour perpétrer d’autres atrocités ? Alors, nous vous appelons à nous rejoindre pour en finir avec le colonialisme sioniste.
Pour que sur cette planète on puisse vivre dans la sécurité, la justice et la paix, il faut mettre fin au projet colonial israélien. C’est avec joie que nous nous lançons dans le travail de sape collective d’un système de conquête et de destruction qui a fait souffrir notre monde pendant trop longtemps.
Le document original et les langues dans lequel il est traduit se trouvent sur cette page : Charter of the International Jewish anti-Zionist Network
"C’est une combine que nous utilisons toujours. Quand quelqu’un, en Europe, critique Israël, alors nous sortons "l’Holocauste". Quand les gens dans ce pays [USA] critiquent Israël, alors ils sont "antisémites"… "
Eva Braun était juive… Et King Kong, il était bouddhiste ?
Monsieur Evans est un malin. Présentateur à « Channel 4″ d’une émission intitulée « The Dead Famous DNA », cet ancien vétérinaire a réussi un véritable coup de maître médiatique. Comment ? En lançant une information sensationnelle : Eva Braun, la compagne d’Hitler, était juive ! « Les analyses ADN de cheveux trouvés sur une brosse tendraient à montrer que cet ADN contient une séquence spécifique d’ADN fortement associée au juifs ashkénazes, qui représentent environ 80 % de la population juive ». C’est suffisamment vague et imprécis –on n’est même pas certain que ces cheveux étaient ceux d’Eva Braun– pour que les esprits naïfs tombent dans le panneau et se ruent sur leur poste de télévision.
Mais l’article de Monsieur Evans a eu un autre résultat. Toute la « grande » presse occidentale (de la RTBF au Figaro, du Daily Mail à RTL en passant par le Bild, le Vif ou la Repubblica) s’est empressée de relayer cette « information » sans faire aucune vérification ni questionnement sur le sérieux de ce « coup de pub » du présentateur anglais… Pratique tristement récurrente d’une trop grande partie de journalistes.
Les services du ministère de la propagande israélienne doivent jubiler : ils n’ont même pas dû payer pour cette promotion qui essaie de faire croire qu’il existe un sang juif. Quant aux médias qui ont, volontairement ou non, participé à cette propagande, ils ne devraient pas être très fiers du métier qu’ils exercent. Il leur aurait pourtant suffi d’un minimum de curiosité pour leur éviter de propager cette absurdité raciste. En cherchant un peu, ils auraient ainsi appris que, depuis longtemps, la communauté des biologistes a clairement réfuté le fait que l’on puisse déterminer biologiquement la « judéité » d’un individu, puisqu’il n’existe tout simplement pas de séquences ADN qui soient présentes chez les juifs et absentes chez les non-juifs. Pas plus de « sang juif » que de « sang catholique, bouddhiste, communiste… » Et donc pas, non plus, de race juive, comme le démontrent les études actuelles sur l’Histoire de cette religion et de cette culture : hormis une minorité d’Israélites (± 10000) qui vivaient déjà dans cette région avant le 20ème siècle… Tous les juifs du monde sont des descendants de convertis d’Europe et d’Afrique.
Et toutes les coûteuses recherches financées par le régime sioniste depuis les années 1950 pour tenter de faire accréditer cette absurdité ont lamentablement échoué. Mais comme on dit, « plus c’est gros, mieux ça passe » et cette affirmation raciste du « peuple juif » continue à se propager et à être revendiquée comme une identité par ce régime de colons qui, sous le prétexte de « peuple élu », se permet depuis des décennies de bafouer les lois internationales et les Droits de l’Homme. Et -avec la complicité de ces mêmes médias qui propagent ces ignominies racistes- d’opprimer les habitants de la Palestine.
Le Golem était catholique ! Hitler était juif !… Quasimodo était flamand ! Le monstre de Frankenstein était franc-maçon ! King Kong était bouddhiste !… Et Ben Gourion était Polonais (ça c’est exact) ! A quand une étude sur le gêne de la connerie ?
Rudi BARNET
http://www.interet-general.info/spip.php?article19548

PREMIERE PARTIE DU SCOOP : ARTICLE DANS FRANCE INFO
Israël: de l'or dans la voiture de l'employé consulaire français
LE LUNDI 9 SEPTEMBRE 2013 À 09:30 mis à jour à 09:44
Par Guillaume Gaven

C'est au pont d'Allenby, à la frontière entre la Jordanie et la Cisjordanie, que le chauffeur du consulat français a été arrêté © Reuters - Ammar AwadLes douaniers israéliens d'Allenby, au point de passage entre la Jordanie et la Cisjordanie, ont saisi dans son véhicule 152 kilos d'or, des chèques pour près de deux millions de dollars, 500 kilos de tabac et 800 téléphones portables. L'homme a été très vite expulsé vers la France. Une affaire crapuleuse, dit-on du côté des autorités.C'est une forte odeur de tabac qui a intrigué les douaniers israéliens, ceux d'Allenby, le point de passage entre l'Etat hébreu et la Jordanie. Mardi dernier, ils arrêtent donc la voiture. Son conducteur, un peu nerveux, fait valoir que ce sont des plaques diplomatiques, et que lui-même possède un passeport de service - un document officiel qui indique qu'il travaille pour la France, mais qui n'est pas en tant que tel un passeport diplomatique. Bref, qu'il n'est pas question de fouiller la voiture...L'affaire monte très vite dans la hiérarchie ; le consulat de France est alerté. Son numéro deux ne peut que conseiller à son agent de se plier aux injonctions des douaniers. Qui réplique qu'il risque gros puisqu'il transporte une marchandise pas franchement anodine. Le diplomate alerte alors le Quai d'Orsay, à Paris. Qui conseille de faire ouvrir le véhicule, histoire de ne pas donner l'impression de couvrir une affaire crapuleuse.
Expulsé vers la France
De fait, en fouillant la voiture les douaniers israéliens découvrent, outre 500 kilos de tabac, quelque 152 kilos d'or, des chèques pour un montant total de deux millions de dollars, et 800 téléphones portables.
L'homme, chef de garage au consulat, est immédiatement arrêté, et expulsé vers la France. Sans que l'on sache s'il a été ou non interpellé sur le sol français. Personne ne sait à qui était destiné la marchandise. Tout juste explique-t-on qu'il s'agit, sans doute, d'une affaire crapuleuse et non d'un quelconque financement du terrorisme.
De l'or découvert dans la voiture de l'employé consulaire... Récit de Sébastien Laugénie, à Jérusalem
Par Guillaume Gaven
DEUXIEME PARTIE DU SCOOP : UNE REPONSE DU JOURNAL "Le Contrarien"

« SCOOP, exclusif : comment l’État français se prépare à l’effondrement ! »
Aujourd’hui, par exemple, nous avons appris que le chauffeur du consulat français en Israël a été arrêté.
En effet, les douaniers israéliens d’Allenby, au point de passage entre la Jordanie et la Cisjordanie, ont saisi dans son véhicule 152 kilos d’or, des chèques pour près de deux millions de dollars, 500 kilos de tabac et 800 téléphones portables. L’homme a été très vite expulsé vers la France. Une affaire crapuleuse, dit-on du côté des autorités.
Vous noterez tout de même qu’il y avait dans cette voiture 152 kilos d’or, une espèce de vieille relique barbare qui ne servira jamais de mode de paiement… Bien sûr que non. Une fois la calculatrice sortie et la multiplication faite, cela fait la modique somme de 5 075 208 euros ! Soyons sympas et arrondissons à 5 millions. 5 millions d’or auxquels s’ajoutent des chèques pour près de 2 millions de dollars. Je dois vous dire qu’à ce niveau, j’aimerais bien avoir la photocopie desdits chèques pour voir la liste des noms dessus… Se faire payer par chèque lorsque l’on est trafiquant… franchement ! Autant prendre la CB ou encore les tickets resto… soyons sérieux.
Mais ce n’est pas tout ! Le type, il avait aussi 500 kilos de tabac. Le problème avec le tabac, c’est que c’est volumineux. 500 kilos ça en prend de la place. Si le type en question conduisait une Twingo de fonction, il devait avoir l’air passablement suspect avec ses cartouches de clopes sur le toit…
Du coup, je penche sur l’hypothèse de l’utilisation d’une camionnette du corps diplomatique français. Il faut que je vous dise autre chose. 500 kilos de tabac auxquels on ajoute 500 kilos d’or nous font, en gros, une tonne, ce qui est bien plus que le PATC – poids total autorisé en charge – de votre véhicule (courrez vérifier votre carte grise).
Du coup, je penche sur l’hypothèse de l’utilisation d’une camionnette du corps diplomatique français. Il faut que je vous dise autre chose. 500 kilos de tabac auxquels on ajoute 500 kilos d’or nous font, en gros, une tonne, ce qui est bien plus que le PATC – poids total autorisé en charge – de votre véhicule (courrez vérifier votre carte grise).
À mon avis, c’est une Renault Trafic couleur gris anthracite qui a été utilisée et portant des plaques diplomatiques avec sans doute le 1,9 litre DCI de 120 chevaux car il fallait au moins ça pour transporter cette cargaison.
Le problème avec le journaliste de France Info, c’est qu’il ne semble pas croire à ce qu’il raconte !
Grâce au miracle des téléphones portables qui permettent de joindre n’importe qui à n’importe quel moment, c’est le branle-bas de combat à Paris :
« L’affaire monte très vite dans la hiérarchie ; le consulat de France est alerté. Son numéro deux ne peut que conseiller à son agent de se plier aux injonctions des douaniers. Qui réplique qu’il risque gros puisqu’il transporte une marchandise pas franchement anodine. Le diplomate alerte alors le Quai d’Orsay, à Paris. Qui conseille de faire ouvrir le véhicule, histoire de ne pas donner l’impression de couvrir une affaire crapuleuse. »
« L’affaire monte très vite dans la hiérarchie ; le consulat de France est alerté. Son numéro deux ne peut que conseiller à son agent de se plier aux injonctions des douaniers. Qui réplique qu’il risque gros puisqu’il transporte une marchandise pas franchement anodine. Le diplomate alerte alors le Quai d’Orsay, à Paris. Qui conseille de faire ouvrir le véhicule, histoire de ne pas donner l’impression de couvrir une affaire crapuleuse. »
Et l’article, de se conclure sur ce passage fameux…
« L’homme, chef de garage au consulat, est immédiatement arrêté, et expulsé vers la France. Sans que l’on sache s’il a été ou non interpellé sur le sol français. Personne ne sait à qui était destinée la marchandise. Tout juste explique-t-on qu’il s’agit, sans doute, d’une affaire crapuleuse et non d’un quelconque financement du terrorisme. »
Comme de bien entendu, il est évident que le chauffeur du consulat s’est mis à se balader avec plus de 10 millions d’euros dans une région dangereuse uniquement parce qu’il voulait aller visiter le site de Pétra. Et puis à Pétra, il aurait pu fumer tranquillement en attendant le coucher de soleil, ce qui paraît-il est magnifique.
Alors circulez braves gens. Nos zautorités ne paient jamais de rançon. Elles ne financent que les super méga gentils de chez gentil. Nos zautorités sont gentilles, nous n’avons pas de services secrets. La France n’espionne pas ses zamis. La France n’a aucun barbouze en opération actuellement dans la région.
Le problème c’est que de temps à autres, un barbouze se fait attraper… Mais il faut dire que le coup de la camionnette du consulat chargée comme un mulet avait forcément de quoi se faire se gratter la tête à un douanier. Je pense que ce pauvre garçon n’a pas été très bien formé et que, restriction budgétaire oblige, on a pris le stagiaire du coin pour faire l’opération, vu qu’il y avait sans doute personne disponible à ce moment-là. La prochaine fois, le gouvernement confiera le job à un pro… À moins que, justement, le gouvernement ne voulait pas que ce soit confié à un pro, parce que de vous à moi, envoyer un type de la DGSE faire le job c’est encore à notre portée, alors peut-être que c’est parce qu’on ne voulait pas… Ce qui voudrait dire qu’il y aurait de grandes tensions entre le gouvernement et certains services, mais chut, c’est confidentiel défense et cela ne nous regarde pas.
Donc résumons l’affaire : le stagiaire du consulat de France se promène en Renault Trafic gris anthracite chargé d’une cargaison d’une tonne, dont 5 millions d’euros en or, et se fait attraper comme un bleu à la frontière parce que sa camionnette « sent le tabac », selon la version officielle.
Eh bien moi je vous dis que tout cela fleure bon le coup tordu, mais là n’est pas l’essentiel.
Pour l’État, que des actifs tangibles !
Non, l‘essentiel c’est que cette dépêche de France Info, qui sera sans doute rapidement censurée… heu pardon réécrite conformément à l’histoire officielle, prouve que l’or est la monnaie.
Point de cash dans cette histoire. Que des actifs tangibles. De l’or et des clopes ! Laissez tomber le coup des chèques en dollars, je suis un peu sceptique sur le tas de tickets resto retrouvés… Ça doit être des faux pour justement accréditer l’idée que c’est frauduleux ! Pensez donc, il y avait des chèques volés et maquillés, le chauffeur est une horrible crapule qui a comme premier réflexe de téléphoner non pas à son avocat mais à son chef… qui se charge de le rapatrier par le premier avion après avoir obtenu sa libération immédiate. Ha ha ha ha, ils sont super sympas les chefs du Quai d’Orsay !
Nous sommes en 2013, et en 2013, lorsque l’État veut opérer des transactions financières discrètement et acceptées évidemment par la partie d’en face, il doit faire appel aux actifs tangibles. Les cigarettes et l’or.
C’est extraordinaire, c’est bien une preuve que dans certains coins du monde, les billets ne servent pas à grand-chose. Il y a l’anonymat évidemment mais pas uniquement. C’est aussi une question de monnaie d’échange. Or en Syrie, en plein chaos, un tas de billets de 500 euros ou de 500 dollars n’est d’aucune utilité alors qu’une cigarette, oui. Car il y a de la demande pour les cigarettes ! Donc cela s’échange. Donc cela possède une valeur intrinsèque.
Une bien belle leçon de survie économique par l’absurde, donnée par l’État français lui-même et à son insu, à bien retenir pour les temps qui s’annoncent.
À demain… si vous le voulez-bien !!
Charles SANNAT
Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com.
Source : http://www.lecontrarien.com/

LE PARLEMENT ISRAÉLIEN SUPPRIME L’ARBRE DE NOËL CAR IL « OFFENSE LA MÉMOIRE »
Et l’argent des chrétiens d’Europe, ne rappelle-t-il pas un peu trop des " souvenirs douloureux " ? Puisqu’il faut régulièrement choisir un topic populaire pour rappeler les fautes passées, il faudra bien un jour en parler de cet argent, cause de tous les maux et qui offense la mémoire. Il me semble qu’il est plus chargé d’infamie que les arbres de Noël des enfants de Berlin ou de Vichy.
Le président du parlement israélien refuse d’afficher un arbre de Noël dans le bâtiment du parlement en raison des « souvenirs douloureux » qu’il évoquait pour les Juifs.
Yuri Edelstein s’est exprimé ce jeudi 26 Décembre à la radio Israélienne en expliquant que l’arbre de Noël représentait un symbole insultant car les juifs ont souffert pendant des siècles des persécutions chrétiennes.
Plus tôt dans la semaine, Edelstein avait rejeté la demande des législateurs chrétiens et arabes. Il a dit que les parlementaires devaient enlever l’arbre de noël des locaux et la salle des fêtes ainsi que de la salle des conférences.
Edelstein a expliqué que l’arbre de Noël était une initiative arabe pour dénaturer l’état juif. Bien qu’il ai accepté dans un premier temps, il changeait d’avis et il a annoncé qu’il ferait face a toute nouvelle tentative d’infiltration des institutions juives.
Traduction de la rédaction.
CHARTE DU RÉSEAU INTERNATIONAL JUIF ANTI-SIONISTE
Source :http://reseauinternational.net/2014/01/30/charte-du-reseau-international-juif-anti-sioniste/
29 janvier 2014
Charte du réseau international juif anti-sioniste
IJSN
Nous formons un réseau international de Juifs et de Juives qui s'engagent de façon inconditionnelle en faveur de la lutte pour l'émancipation des êtres humains. Nous considérons que la libération du peuple palestinien et de sa terre forme un volet essentiel de cette émancipation. Notre engagement porte sur le démantèlement du régime d'apartheid israélien, le retour des réfugiés palestiniens et la fin de la colonisation israélienne sur la Palestine historique.
Qu'ils soient de Pologne ou d'Iraq, d'Argentine ou d'Afrique du Sud, de Brooklyn ou du Mississipi, des Juifs en quête de justice et d'un monde plus juste se sont joints aux mouvements de lutte collective. Ainsi, des Juifs ont participé de façon notable à la lutte ouvrière pendant la période de la Grande dépression, à la lutte pour les droits civiques aux Etats Unis, à la lutte contre le régime d'apartheid en Afrique du Sud, à la lutte contre le fascisme en Europe, et à bien d'autres mouvements encore en faveur du changement social et politique
URL de cet article 24207
http://www.legrandsoir.info/charte-du-reseau-international-juif-anti-sioniste.html
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Le document original et les langues dans lequel il est traduit se trouvent sur cette page : Charter of the International Jewish anti-Zionist Network
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