L’euro : une proposition indécente
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Le traité transatlantique, un typhon qui menace les Européens
Engagées en 2008, les discussions sur l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne ont abouti le 18 octobre. Un bon présage pour le gouvernement américain, qui espère conclure un partenariat de ce type avec le Vieux Continent. Négocié en secret, ce projet ardemment soutenu par les multinationales leur permettrait d’attaquer en justice tout Etat qui ne se plierait pas aux normes du libéralisme.
par Lori M. Wallach, novembre 2013
Imagine-t-on des multinationales traîner en justice les gouvernements dont l’orientation politique aurait pour effet d’amoindrir leurs profits ? Se conçoit-il qu’elles puissent réclamer — et obtenir ! — une généreuse compensation pour le manque à GAGNER
induit par un droit du travail trop contraignant ou par une législation environnementale trop spoliatrice ? Si invraisemblable qu’il paraisse, ce scénario ne date pas d’hier. Il figurait déjà en toutes lettres dans le projet d’accord multilatéral sur l’investissement (AMI) négocié secrètement entre 1995 et 1997 par les vingt-neuf Etats membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) (1). Divulguée in extremis, notamment par Le Monde diplomatique, la copie souleva une vague de protestations sans précédent, contraignant ses promoteurs à la remiser. Quinze ans plus tard, la voilà qui fait son grand retour sous un nouvel habillage.
L’accord de partenariat transatlantique (APT) négocié depuis juillet 2013 par les Etats-Unis et l’Union européenne est une version modifiée de l’AMI. Il prévoit que les législations en vigueur des deux côtés de l’Atlantique se plient aux normes du libre-échange ÉTABLIES
par et pour les grandes entreprises européennes et américaines, sous peine de sanctions commerciales pour le pays contrevenant, ou d’une réparation de plusieurs millions d’euros au bénéfice des plaignants.
D’après le calendrier officiel, les négociations ne devraient aboutir que dans un délai de deux ans. L’APT combine en les aggravant les éléments les plus néfastes des accords conclus par le passé. S’il DEVAIT
entrer en vigueur, les privilèges des multinationales prendraient force de loi et lieraient pour de bon les mains des gouvernants. Imperméable aux alternances politiques et aux mobilisations populaires, il s’appliquerait de gré ou de force, puisque ses dispositions ne pourraient être amendées qu’avec le consentement unanime des pays signataires. Il dupliquerait en Europe l’esprit et les modalités de son modèle asiatique, l’accord de partenariat transpacifique (Trans-Pacific Partnership, TPP), actuellement en cours d’adoption dans douze pays après avoir été ardemment promu par les milieux d’affaires américains. A eux deux, l’APT et le TPP formeraient un empire économique capable de dicter ses conditions hors de ses frontières : tout pays qui chercherait à nouer des relations commerciales avec les Etats-Unis ou l’Union européenne se verrait contraint d’adopter telles quelles les règles qui prévalent au sein de leur marché commun.
Tribunaux spécialement créés
Parce qu’elles visent à brader des pans entiers du secteur non marchand, les négociations autour de l’APT et du TPP se déroulent derrière des portes closes. Les délégations américaines comptent plus de six cents consultants mandatés par les multinationales, qui disposent d’un accès illimité aux documents préparatoires et aux représentants de l’administration. Rien ne doit filtrer. Instruction a été donnée de laisser journalistes et citoyens à l’écart des discussions : ils seront informés en temps utile, à la signature du traité, lorsqu’il sera trop tard pour réagir.
Dans un élan de candeur, l’ancien ministre du commerce américain Ronald (« Ron ») Kirk a fait valoir l’intérêt « pratique » de « préserver un certain degré de discrétion et de confidentialité (2) ». La dernière fois qu’une version de travail d’un accord en cours de formalisation a été mise sur la place publique, a-t-il souligné, les négociations ont échoué — une allusion à la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), une version élargie de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) ; le projet, âprement défendu par M. George W. Bush, fut dévoilé sur le site Internet de l’administration en 2001. A quoi la sénatrice Elizabeth Warren rétorque qu’un accord négocié sans aucun examen démocratique ne devrait jamais être signé (3).
L’impérieuse volonté de soustraire le chantier du traité américano-européen à l’attention du public se conçoit aisément. Mieux vaut prendre son temps pour annoncer au pays les effets qu’il produira à tous les échelons : du sommet de l’Etat fédéral jusqu’aux conseils municipaux en passant par les gouvernorats et les assemblées locales, les élus devront redéfinir de fond en comble leurs politiques publiques de manière à satisfaire les appétits du privé dans les secteurs qui lui échappaient encore en partie. Sécurité des aliments, normes de toxicité, assurance-maladie, prix des médicaments, liberté du Net, protection de la vie privée, énergie, culture, droits d’auteur, ressources naturelles, FORMATION PROFESSIONNELLE
, équipements publics, immigration : pas un domaine d’intérêt général qui ne passe sous les fourches caudines du libre-échange institutionnalisé. L’action politique des élus se limitera à négocier auprès des entreprises ou de leurs mandataires locaux les miettes de souveraineté qu’ils voudront bien leur consentir.
Il est d’ores et déjà stipulé que les pays signataires ASSURERONT
la« mise en conformité de leurs lois, de leurs règlements et de leurs procédures » avec les dispositions du traité. Nul doute qu’ils veilleront scrupuleusement à honorer cet engagement. Dans le cas contraire, ils pourraient faire l’objet de poursuites DEVANT
l’un des tribunaux spécialement créés pour arbitrer les litiges entre les investisseurs et les Etats, et dotés du pouvoir de prononcer des sanctions commerciales contre ces derniers.
L’idée peut paraître invraisemblable ; elle s’inscrit pourtant dans la philosophie des traités commerciaux déjà en vigueur. L’année dernière, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a ainsi condamné les Etats-Unis pour leurs boîtes de thon labellisées « sans danger pour les dauphins », pour l’indication du pays d’origine sur les viandes importées, ou encore pour l’interdiction du tabac parfumé au bonbon, ces mesures protectrices étant considérées comme des entraves au libre-échange. Elle a aussi infligé à l’Union européenne des pénalités de plusieurs centaines de millions d’euros pour son refus d’importer des organismes génétiquement modifiés (OGM). La nouveauté introduite par l’APT et le TTP, c’est qu’ils permettraient aux multinationales de poursuivre en leur propre nom un pays signataire dont la politique aurait un effet restrictif sur leur abattage commercial.
Sous un tel régime, les entreprises seraient en mesure de contrecarrer les politiques de santé, de protection de l’environnement ou de régulation de la finance mises en place dans tel ou tel pays en lui réclamant des dommages et intérêts DEVANT
des tribunaux extrajudiciaires. Composées de trois avocats d’affaires, ces cours spéciales répondant aux lois de la Banque mondiale et de l’Organisation des Nations unies (ONU) seraient habilitées à condamner le contribuable à de lourdes réparations dès lors que sa législation rognerait sur les « futurs profits espérés » d’une société.
Ce système « investisseur contre Etat », qui semblait rayé de la carte après l’abandon de l’AMI en 1998, a été restauré en catimini au fil des années. En vertu de plusieurs accords commerciaux signés par Washington, 400 millions de DOLLARS
sont passés de la poche du contribuable à celle des multinationales pour cause d’interdiction de produits toxiques, d’encadrement de l’exploitation de l’eau, du sol ou du bois, etc. (4). Sous l’égide de ces mêmes traités, les procédures actuellement en cours — dans des affaires d’intérêt général comme les brevets médicaux, la lutte antipollution ou les lois sur le climat et les énergies fossiles — font grimper les demandes de dommages et intérêts à 14 milliards de DOLLARS
.
L’APT alourdirait encore la facture de cette extorsion légalisée, compte tenu de l’importance des intérêts en jeu dans le commerce transatlantique. Trois mille trois cents entreprises européennes sont présentes sur le sol américain par le biais de vingt-quatre mille filiales, dont chacune peut s’estimer fondée un jour ou l’autre à demander réparation pour un préjudice commercial. Un tel effet d’aubaine dépasserait de très loin les coûts occasionnés par les traités précédents. De leur côté, les pays membres de l’Union européenne se verraient exposés à un risque financier plus grand encore, sachant que quatorze mille quatre cents compagnies américaines disposent en Europe d’un réseau de cinquante mille huit cents filiales. Au total, ce sont soixante-quinze mille sociétés qui pourraient se jeter dans la chasse aux trésors publics.
Officiellement, ce régime DEVAIT
servir au départ à consolider la position des investisseurs dans les pays en développement dépourvus de système juridique fiable ; il leur permettait de faire valoir leurs droits en cas d’expropriation. Mais l’Union européenne et les Etats-Unis ne passent pas précisément pour des zones de non-droit ; ils disposent au contraire d’une justice fonctionnelle et pleinement respectueuse du droit à la propriété. En les plaçant malgré tout sous la tutelle de tribunaux spéciaux, l’APT démontre que son objectif n’est pas de protéger les investisseurs, mais bien d’accroître le pouvoir des multinationales.
Procès pour hausse du salaire minimum
Il va sans dire que les avocats qui composent ces tribunaux n’ont de comptes à rendre à aucun électorat. INVERSANT
allègrement les rôles, ils peuvent aussi bien servir de juges que plaider la cause de leurs puissants clients (5). C’est un tout petit monde que celui des juristes de l’investissement international : ils ne sont que quinze à se partager 55 % des affaires traitées à ce jour. Evidemment, leurs décisions sont sans appel.
Les « droits » qu’ils ont pour mission de protéger sont formulés de manière délibérément approximative, et leur interprétation sert rarement les intérêts du plus grand nombre. Ainsi de celui accordé à l’investisseur de bénéficier d’un cadre réglementaire conforme à ses« prévisions » — par quoi il convient d’entendre que le gouvernement s’interdira de modifier sa politique une fois que l’investissement a eu lieu. Quant au droit d’obtenir une compensation en cas d’« expropriation indirecte », il signifie que les pouvoirs publics devront mettre la main à la poche si leur législation a pour effet de diminuer la valeur d’un investissement, y compris lorsque cette même législation s’applique aussi aux entreprises locales. Les tribunaux reconnaissent également le droit du capital à acquérir toujours plus de terres, de ressources naturelles, d’équipements, d’usines, etc. Nulle contrepartie de la part des multinationales : elles n’ont aucune obligation à l’égard des Etats et peuvent engager des poursuites où et quand cela leur chante.
Certains investisseurs ont une conception très extensive de leurs droits inaliénables. On a pu voir récemment des sociétés européennes engager des poursuites contre l’augmentation du salaire minimum en Egypte ou contre la limitation des émissions toxiques au Pérou, l’Alena servant dans ce dernier cas à protéger le droit de polluer du groupe américain Renco (6). Autre exemple : le géant de la cigarette Philip Morris, incommodé par les législations antitabac de l’Uruguay et de l’Australie, a assigné ces deux pays DEVANT
un tribunal spécial. Le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly entend se faire justice face au Canada, coupable d’avoir mis en place un système de brevets qui rend certains médicaments plus abordables. Le fournisseur d’électricité suédois Vattenfall réclame plusieurs milliards d’euros à l’Allemagne pour son « tournant énergétique », qui encadre plus sévèrement les centrales à charbon et promet une SORTIE
du nucléaire.
Il n’y a pas de limite aux pénalités qu’un tribunal peut infliger à un Etat au bénéfice d’une multinationale. Il y a un an, l’Equateur s’est vu condamné à verser la somme record de 2 milliards d’euros à une compagnie pétrolière (7). Même lorsque les gouvernements gagnent leur procès, ils doivent s’acquitter de frais de justice et de commissions diverses qui atteignent en moyenne 8 millions de dollars par dossier, gaspillés au détriment du citoyen. Moyennant quoi les pouvoirs publics préfèrent souvent négocier avec le plaignant que plaider leur cause au tribunal. L’Etat canadien s’est ainsi épargné une convocation à la barre en abrogeant hâtivement l’interdiction d’un additif toxique utilisé par l’industrie pétrolière.
Pour autant, les réclamations n’en finissent pas de croître. D’après la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), le nombre d’affaires soumises aux tribunaux spéciaux a été multiplié par dix depuis 2000. Alors que le système d’arbitrage commercial a été conçu dès les années 1950, il n’a jamais autant rendu service aux intérêts privés qu’en 2012, année exceptionnelle en termes de dépôts de dossiers. Ce boom a créé une florissante pépinière de consultants financiers et d’avocats d’affaires.
Le projet de grand marché américano-européen est porté depuis de longues années par le Dialogue économique transatlantique (Trans-Atlantic Business Dialogue, TABD), un lobby mieux connu aujourd’hui sous l’appellation de Trans-Atlantic Business Council (TABC). Créé en 1995 sous le patronage de la Commission européenne et du ministère du commerce américain, ce rassemblement de riches entrepreneurs milite pour un « dialogue » hautement constructif entre les élites économiques des deux continents, l’administration de Washington et les commissaires de Bruxelles. Le TABC est un forum permanent qui permet aux multinationales de coordonner leurs attaques contre les politiques d’intérêt général qui tiennent encore debout des deux côtés de l’Atlantique.
Son objectif, publiquement affiché, est d’éliminer ce qu’il appelle les« discordes commerciales » (TRADE
irritants), c’est-à-dire d’opérer sur les deux continents selon les mêmes règles et sans interférence avec les pouvoirs publics. « Convergence régulatoire » et « reconnaissance MUTUELLE
» font partie des panneaux sémantiques qu’il brandit pour inciter les gouvernements à autoriser les produits et services contrevenant aux législations locales.
Injuste rejet du porc à la ractopamine
Mais au lieu de prôner un simple assouplissement des lois existantes, les activistes du marché transatlantique se proposent carrément de les réécrire eux-mêmes. La Chambre américaine de commerce et BusinessEurope, deux des plus grosses organisations patronales de la planète, ont ainsi appelé les négociateurs de l’APT à réunir autour d’uneTABLE DE TRAVAIL
un échantillon de gros actionnaires et de responsables politiques afin qu’ils « rédigent ensemble les textes de régulation » qui auront ensuite force de loi aux Etats-Unis et dans l’Union européenne. C’est à se demander, d’ailleurs, si la présence des politiques à l’atelier d’écriture commercial est vraiment indispensable…
De fait, les multinationales se montrent d’une remarquable franchise dans l’exposé de leurs intentions. Par exemple sur la question des OGM. Alors qu’aux Etats-Unis un Etat sur deux envisage de rendre obligatoire un label indiquant la présence d‘organismes génétiquement modifiés dans un aliment — une mesure souhaitée par 80 % des consommateurs du pays —, les industriels de l’agroalimentaire, là comme en Europe, poussent à l’interdiction de ce type d’étiquetage. L’Association nationale des confiseurs n’y est pas allée par quatre chemins : « L’industrie américaine voudrait que l’APT avance sur cette question en supprimant la labellisation OGM et les normes de traçabilité. » La très influente Association de l’industrie biotechnologique (Biotechnology Industry Organization, BIO), dont fait partie le géant Monsanto, s’indigne pour sa part que des produits contenant des OGM et vendus aux Etats-Unis puissent essuyer un refus sur le marché européen. Elle souhaite par conséquent que le « gouffre qui se creuse entre la dérégulation des NOUVEAUX
produits biotechnologiques aux Etats-Unis et leur accueil en Europe » soit prestement COMBLÉ
(8). Monsanto et ses amis ne cachent pas leur espoir que la zone de libre-échange transatlantique permette d’imposer enfin aux Européens leur « catalogue foisonnant de produits OGM en attente d’approbation et d’utilisation (9) ».
L’offensive n’est pas moins vigoureuse sur le front de la vie privée. La Coalition du commerce numérique (Digital TRADE
Coalition, DTC), qui regroupe des industriels du Net et des hautes technologies, presse les négociateurs de l’APT de lever les barrières empêchant les flux de données personnelles de s’épancher librement de l’Europe vers les Etats-Unis (lire La traque méthodique de l’internaute révolutionne la publicité). « Le point de vue actuel de l’Union selon lequel les Etats-Unis ne fournissent pas une protection de la vie privée “adéquate” n’est pas raisonnable », s’impatientent les lobbyistes. A la lumière des révélations de M. Edward Snowden sur le système d’espionnage de l’Agence nationale de sécurité (National Security Agency, NSA), cet avis tranché ne manque pas de sel. Toutefois, il n’égale pas la déclaration de l’US Council for International Business (USCIB), un groupement de sociétés qui, à l’instar de Verizon, ont massivement approvisionné la NSA en données personnelles : « L’accord devrait chercher à circonscrire les exceptions, comme la sécurité et la vie privée, afin de s’assurer qu’elles ne servent pas d’entraves au commerce déguisées. »
Les normes de qualité dans l’alimentation sont elles aussi prises pour cible. L’industrie américaine de la viande entend obtenir la suppression de la règle européenne qui interdit les poulets désinfectés au chlore. A l’avant-garde de ce combat, le groupe Yum !, propriétaire de la chaîne de restauration rapide Kentucky Fried Chicken (KFC), peut compter sur la force de frappe des organisations patronales. « L’Union autorise seulement l’usage de l’eau et de la vapeur sur les carcasses », proteste l’Association nord-américaine de la viande, tandis qu’un autre groupe de pression, l’Institut américain de la viande, déplore le « rejet injustifié[par Bruxelles] des viandes additionnées de bêta-agonistes, comme le chlorhydrate de ractopamine ».
La ractopamine est un médicament utilisé pour gonfler la teneur en viande maigre chez les porcs et les bovins. Du fait de ses risques pour la santé des bêtes et des consommateurs, elle est bannie dans cent soixante pays, parmi lesquels les Etats membres de l’Union, la Russie et la Chine. Pour la filière porcine américaine, cette mesure de protection constitue une distorsion de la libre concurrence à laquelle l’APT doit mettre fin d’urgence.
« Les producteurs de porc américains n’accepteront pas d’autre résultat que la levée de l’interdiction européenne de la ractopamine »,menace le Conseil national des producteurs de porc (National Pork Producers Council, NPPC). Pendant ce temps, de l’autre côté de l’Atlantique, les industriels regroupés au sein de BusinessEurope dénoncent les « barrières qui affectent les exportations européennes vers les Etats-Unis, comme la loi américaine sur la sécurité alimentaire ». Depuis 2011, celle-ci autorise en effet les services de contrôle à retirer du marché les produits d’importation contaminés. Là encore, les négociateurs de l’APT sont priés de faire table rase.
Il en va de même avec les gaz à effet de serre. L’organisation Airlines for America (A4A), bras armé des transporteurs aériens américains, a établi une liste des « règlements inutiles qui portent un préjudice considérable à [leur] industrie » et que l’APT, bien sûr, a vocation à rayer de la carte. Au premier rang de cette liste figure le système européen d’échange de quotas d’émissions, qui oblige les compagnies aériennes à payer pour leur pollution au carbone. Bruxelles a provisoirement suspendu ce programme ; A4A exige sa suppression définitive au nom du « progrès ».
Mais c’est dans le secteur de la finance que la croisade des marchés est la plus virulente. Cinq ans après l’irruption de la crise des subprime, les négociateurs américains et européens sont convenus que les velléités de régulation de l’industrie financière avaient fait leur temps. Le cadre qu’ils veulent mettre en place prévoit de lever tous les garde-fous en matière de placements à risques et d’empêcher les gouvernements de contrôler le volume, la nature ou l’origine des produits financiers mis sur le marché. En somme, il s’agit purement et simplement de rayer le mot « régulation » de la carte.
D’où vient cet extravagant retour aux vieilles lunes thatchériennes ? Il répond notamment aux vœux de l’Association des banques allemandes, qui ne manque pas d’exprimer ses « inquiétudes » à propos de la pourtant timide réforme de Wall Street adoptée au lendemain de la crise de 2008. L’un de ses membres les plus entreprenants sur ce dossier est la Deutsche Bank, qui a pourtant reçu en 2009 des centaines de milliards de dollars de la Réserve fédérale américaine en échange de titres adossés à des créances hypothécaires (10). Le mastodonte allemand veut en finir avec la réglementation Volcker, clé de voûte de la réforme de Wall Street, qui pèse selon lui d’un « poids trop lourd sur les banques non américaines ». Insurance Europe, le fer de lance des sociétés d’assurances européennes, souhaite pour sa part que l’APT« supprime » les garanties collatérales qui dissuadent le secteur de s’aventurer dans des placements à hauts risques.
Quant au Forum des services européens, organisation patronale dont fait partie la Deutsche Bank, il s’agite dans les coulisses des pourparlers transatlantiques pour que les autorités de contrôle américaines cessent de mettre leur nez dans les affaires des grandes banques étrangères opérant sur leur territoire. Côté américain, on espère surtout que l’APT enterrera pour de bon le projet européen de taxe sur les transactions financières. L’affaire paraît d’ores et déjà entendue, la Commission européenne ayant elle-même jugé cette taxe non conforme aux règles de l’OMC (11). Dans la mesure où la zone de libre-échange transatlantique promet un libéralisme plus débridé encore que celui de l’OMC, et alors que le Fonds monétaire international (FMI) s’oppose systématiquement à toute forme de contrôle sur les mouvements de capitaux, la chétive « taxe Tobin » n’inquiète plus grand monde aux Etats-Unis.
Mais les sirènes de la dérégulation ne se font pas entendre dans la seule industrie financière. L’APT entend ouvrir à la concurrence tous les secteurs « invisibles » ou d’intérêt général. Les Etats signataires se verraient contraints non seulement de soumettre leurs services publics à la logique marchande, mais aussi de renoncer à toute intervention sur les fournisseurs de services étrangers qui convoitent leurs marchés. Les marges de manœuvre politiques en matière de santé, d’énergie, d’éducation, d’eau ou de transport se réduiraient comme peau de chagrin. La fièvre commerciale n’épargne pas non plus l’immigration, puisque les instigateurs de l’APT s’arrogent la compétence d’établir une politique commune aux frontières — sans doute pour faciliter l’entrée de ceux qui ont un bien ou un service à vendre au détriment des autres.
Depuis quelques mois, le rythme des négociations s’intensifie. A Washington, on a de bonnes raisons de croire que les dirigeants européens sont prêts à n’importe quoi pour raviver une croissance économique moribonde, fût-ce au prix d’un reniement de leur pacte social. L’argument des promoteurs de l’APT, selon lequel le libre-échange dérégulé faciliterait les échanges commerciaux et serait donc créateur d’emplois, pèse apparemment plus lourd que la crainte d’un séisme social. Les barrières douanières qui subsistent encore entre l’Europe et les Etats-Unis sont pourtant « déjà assez basses », comme le reconnaît le représentant américain au commerce (12). Les artisans de l’APT admettent eux-mêmes que leur objectif premier n’est pas d’alléger les contraintes douanières, de toute façon insignifiantes, mais d’imposer « l’élimination, la réduction ou la prévention de politiques nationales superflues (13) », étant considéré comme « superflu » tout ce qui ralentit l’écoulement des marchandises, comme la régulation de la finance, la lutte contre le réchauffement climatique ou l’exercice de la démocratie.
Il est vrai que les rares études consacrées aux conséquences de l’APT ne s’attardent guère sur ses retombées sociales et économiques. Un rapport fréquemment cité, issu du Centre européen d’économie politique internationale (European Centre for International Political Economy, Ecipe), affirme avec l’autorité d’un Nostradamus d’école de commerce que l’APT délivrera à la population du marché transatlantique un surcroît de richesse de 3 centimes par tête et par jour… à partir de 2029 (14).
En dépit de son optimisme, la même étude évalue à 0,06 % seulement la hausse du produit intérieur but (PIB) en Europe et aux Etats-Unis à la suite de l’entrée en vigueur de l’APT. Encore un tel « impact » est-il largement irréaliste, dans la mesure où ses auteurs postulent que le libre-échange « dynamise » la croissance économique ; une théorie régulièrement réfutée par les faits. Une élévation aussi infinitésimale serait d’ailleurs imperceptible. Par comparaison, la cinquième version de l’iPhone d’Apple a entraîné aux Etats-Unis une hausse du PIB huit fois plus importante.
Presque toutes les études sur l’APT ont été financées par des institutions favorables au libre-échange ou par des organisations patronales, raison pour laquelle les coûts sociaux du traité n’y apparaissent pas, pas plus que ses victimes directes, qui pourraient pourtant se compter en centaines de millions. Mais les jeux ne sont pas encore faits. Comme l’ont montré les mésaventures de l’AMI, de la ZLEA et certains cycles de négociations à l’OMC, l’utilisation du « commerce » comme cheval de Troie pour démanteler les protections sociales et instaurer la junte des chargés d’affaires a échoué à plusieurs reprises par le passé. Rien ne dit qu’il n’en sera pas de même cette fois encore.
Lori M. Wallach
Directrice de Public Citizen’s Global TRADE
Watch, Washington, DC, www.citizen.org
Nigel Farage, Le Projet Européen fondé sur un dangereux mensonge
La construction de l'Europe me fait penser au rêve du roi de Babylone et à l'interprétation qu'en fit Daniel.
L'EUROPE EST CE QUATRIÈME ROYAUME Où SE MÊLE LE FER ET L'ARGILE, A LA FOIS FORT ET FRAGILE OU QUI NE PEUT ÊTRE UNI ... N'EST-CE-PAS L'EUROPE QU'ILS ESSAIENT DE CONSTRUIRE ? ...
32 La tête de cette statue était d'or pur; sa poitrine et ses bras étaient d'argent; son ventre et ses cuisses étaient d'airain;
33 ses jambes, de fer; ses pieds, en partie de fer et en partie d'argile.
34 Tu regardais, lorsqu'une pierre se détacha sans le secours d'aucune main, frappa les pieds de fer et d'argile de la statue, et les mit en pièces.
35 Alors le fer, l'argile, l'airain, l'argent et l'or, furent brisés ensemble, et devinrent comme la balle qui s'échappe d'une aire en été; le vent les emporta, et nulle trace n'en fut retrouvée. Mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne, et remplit toute la terre.
36 Voilà le songe. Nous en donnerons l'explication devant le roi.
37 O roi, tu es le roi des rois, car le Dieu des cieux t'a donné l'empire, la puissance, la force et la gloire;
38 il a remis entre tes mains, en quelque lieu qu'ils habitent, les enfants des hommes, les bêtes des champs et les oiseaux du ciel, et il t'a fait dominer sur eux tous: c'est toi qui es la tête d'or.
39 Après toi, il s'élèvera un autre royaume, moindre que le tien; puis un troisième royaume, qui sera d'airain, et qui dominera sur toute la terre.
40 Il y aura un quatrième royaume, fort comme du fer; de même que le fer brise et rompt tout, il brisera et rompra tout, comme le fer qui met tout en pièces.
41 Et comme tu as vu les pieds et les orteils en partie d'argile de potier et en partie de fer, ce royaume sera divisé; mais il y aura en lui quelque chose de la force du fer, parce que tu as vu le fer mêlé avec l'argile.
42 Et comme les doigts des pieds étaient en partie de fer et en partie d'argile, ce royaume sera en partie fort et en partie fragile.
43 Tu as vu le fer mêlé avec l'argile, parce qu'ils se mêleront par des alliances humaines; mais ils ne seront point unis l'un à l'autre, de même que le fer ne s'allie point avec l'argile.
44 Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et qui ne passera point sous la domination d'un autre peuple; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement.
45 C'est ce qu'indique la pierre que tu as vue se détacher de la montagne sans le secours d'aucune main, et qui a brisé le fer, l'airain, l'argile, l'argent et l'or. Le grand Dieu a fait connaître au roi ce qui doit arriver après cela. Le songe est véritable, et son explication est certaine."


PARLEMENT EUROPÉEN : LE BAL DES FAUX-CULS
Tribune libre Nasser Nacer
De quoi je me mêle ! L’arrogance occidentale ne connaît décidément aucune limite quand les parlementaires européens s’immiscent dans les affaires internes de la République algérienne, en demandant entre autres le fichier électoral et en faisant des recommandations concernant les règles démocratiques.
Il faudrait peut-être rappeler à ces donneurs de leçons que des milliers de leurs concitoyens se suicident chaque année, acculés à la misère qui leur est imposée par la perte de leur emploi, par la suppression graduelle de leurs droits sociaux, par le manque de projection dans l’avenir, et tous ces fléaux que les dirigeants européens imposent à leurs populations en pratiquant une politique d’austérité budgétaire visant à renflouer des banques qui jouent au casino avec un argent fictif pendant que les truands responsables de la crise économique continuent à percevoir de plantureux revenus ! Les rues européennes se remplissent d’année en année de nouveaux pauvres, de gens largués qui échouent sur le trottoir, sans autre réconfort que l’alcool ou la drogue.
Faut-il rappeler à ces tartuffes, quand ils parlent de liberté publique, qu’une directive européenne de 2006 oblige tous les pays membres de l’union à mettre en place un vaste programme de surveillance, imposant aux opérateurs de télécommunications et aux fournisseurs d’accès à Internet de conserver les données relatives au trafic et à la localisation des usagers ? Comment se fait-il que nos boîtes e-mail soient régulièrement «visitées» ? Que nos comptes Facebook soient épluchés, voire carrément supprimés lorsque leur contenu dérange nos régimes «démocratiques» occidentaux ?
Concernant les élections «libres», l’hypocrisie de ces fumistes atteint des sommets ! Rappelons-nous le référendum français de 2005 sur le projet de traité constitutionnel européen, où 55% des électeurs avaient voté «non», avec un taux de participation de 70%. Que s’est-il passé ? On n’a pas tenu compte du vote des citoyens.
On comprend très bien pourquoi nos parlementaires tiennent à leur jackpot : une enquête a été faite par le journaliste Thomas Meier, établissant que les parlementaires européens sont très bien rémunérés. Leur salaire de base (qu’ils soient présents ou pas à l’Assemblée) s’élève à 7 339 euros, à cela s’ajoute une indemnité non imposable de 3 980 euros, plus 284 euros par journée de session au parlement (12 en moyenne), soit un total de 14 727 euros nets par mois. Certains parlementaires feraient une brève apparition vers 7h pour s’enregistrer et s’assurer ainsi la paie journalière et disparaître aussitôt. Le reporter Thomas Meier s’est amusé à observer les allées et venues des parlementaires venus s’enregistrer un vendredi matin. Gênés, certains ont pris la fuite à la vue des caméras. Bien entendu, le journaliste a été reconduit à la sortie du parlement manu militari.
Parlons un peu des libertés syndicales : depuis quand, en Europe, les syndicats seraient-ils libres ? En effet, j’aimerais que ces brillants parlementaires m’expliquent comment je pourrais créer un syndicat libre et indépendant en Belgique sans qu’il soit broyé par les lourdes machines syndicales existantes liées au patronat et aux partis politiques omniprésents, qu’ils soient de droite, de gauche ou du centre, dans nos gouvernements successifs depuis des lustres. Je conseille aux parlementaires européens de consulter le rapport Perruchot de 2011 traitant du financement des syndicats en France et dans d’autres pays européens, interdit de publication pendant vingt-cinq ans, dont l’auteur, l’ancien député Nicolas Perruchot, a été menacé de poursuites pénales à l’époque de la sortie de son rapport s’il parlait de cette affaire. L’État français achète la paix sociale en mettant à la disposition des syndicats la somme d’un milliard trois cents millions d’euros chaque année, les entreprises contribuent pour leur part de 2 à 3 milliards, ces sommes astronomiques concernant un total de 17 000 agents. C’est de cette liberté syndicale dont vous parlez, Messieurs ? Expliquez-moi, donc, en quoi consiste la liberté des syndicats quand ceux-ci se prostituent à l’État et au patronat ? Expliquez-moi aussi en quoi ces agents syndicaux représentent les travailleurs qui sont de plus en plus nombreux à connaître la fermeture de leurs usines et la perte de leur outil de travail ?
Quand vous parlez de liberté des associations, de quelles associations parlez-vous ? De toutes celles que nous voyons en Europe ? Vous évoquez certainement des innombrables associations qui encadrent les sans-logis, les femmes battues, les jeunes délinquants désœuvrés et sans avenir, les enfants victimes de viols, les alcooliques, les toxicomanes, bref, ces nombreux refuges pour tous les déshérités de cette société que vous avez instaurée et que vous instituez comme modèle à exporter ?
Quant à l’égalité des sexes, il faudrait actualiser vos montres, Messieurs, nous sommes passés à l’heure d’hiver. Sans doute ignorez-vous que l’Algérie avait eu une femme pilote de chasse bien avant la France, que Madame Fatma-Zohra Aardjoun est générale à l’ANP depuis 2009 (devançant la Belgique qui a promu sa première générale en 2012, et une seule générale aussi en France) ainsi que Madame Fatima Boudouani promue général-major en 2012, que Madame Khalida Toumi est ministre de la Culture, que Madame Louisa Hanoune est chef de parti, que Madame Zorha Drif est sénatrice et vice-présidente du Conseil de la nation algérienne, pour ne citer qu’elles, que l’Algérie regorge de femmes actives à tous les échelons de la société, à l’université, dans les institutions, dans l’armée, la police, les ministères, les administrations. Je vous défie d’aller dire à une femme algérienne qu’elle n’a pas voix au chapitre, vous risquez bien des surprises. L’égalité des sexes qui semble tant vous tenir à cœur, Messieurs, devrait être à la pointe de votre combat en Europe. Ainsi, un rapport établit qu’en 2012, les violences conjugales ont tué une femme tous les 3 jours en France. En Belgique, il y a eu 44 922 dépôts de plaintes à la police fédérale pour violences conjugales en 2011 (21 838 pour violences physiques et 21 167 pour violences psychologiques) contre 22 962 en 2000, soit près du double. Gageons que ces chiffres ont encore augmenté en 2012 et 2013. En outre, pensez-vous qu’exposer au regard libidineux des passants des femmes en petite tenue dans les vitrines de nos villes soit un signe probant de l’égalité des sexes ? Pourtant, ces établissements s’affichent au su et au vu des autorités qui perçoivent des taxes sur ces «commerces» ; on peut donc en déduire que ces mêmes autorités pratiquent un proxénétisme décomplexé.
Faut-il vous rappeler qu’en ce qui concerne la prétendue moralité européenne, plusieurs médias révèlent que l’Allemagne est secouée par un énorme scandale qui fait virer le parti écologiste du vert au rouge de la honte et qui concerne le combat mené par les écologistes allemands avec Daniel Cohn-Bendit à leur tête pour légaliser les rapports sexuels entre adultes et mineurs, allant même jusqu’à faire du lobbying auprès du parti libéral dans les années 80 ? Monsieur Panzeri, parlez-nous un peu de votre ministre de l’Intégration, Madame Cecile Kyenge, que votre pays est obligé de protéger depuis qu’elle a reçu des menaces de mort à cause de sa peau noire et que l’on a comparée à un orang-outan. Commentez-nous les émissions de la RAI qui ne présentent que des femmes jeunes, belles, dans des atours et poses particulièrement dégradants pour l’image féminine et qui ont incité des milliers d’Italiennes à manifester dans toute l’Italie en 2011 parce qu’elles se sentaient salies par la représentation indécente et répétée de la femme comme objet nu de commerce sexuel dans les journaux, à la télévision et la publicité. Parlez-nous donc du Rubygate et des frasques de votre ex-Premier ministre quand une mineure participait à des parties dites «fines».
Parlons donc de l’égalité des sexes, environ 500 000 femmes sont victimes de la traite des êtres humains chaque année en Europe, générant un profit de 32 milliards de dollars par an dans le monde. Le trafic des êtres humains est en troisième position après celui des armes et de la drogue, et les réseaux criminels qui exploitent la prostitution usent des divergences d’approche des différents pays, du grand écart entre les législations souvent sévères et les pratiques de terrain trop souvent tolérantes, qui banalisent l’exploitation de la prostitution et ne tiennent pas suffisamment compte de la vulnérabilité des victimes. D’après le rapport établi lors de la Conférence internationale de mobilisation contre l’exploitation de la prostitution en septembre 2013, conférence à laquelle participait la ministre de l’Intérieur belge Joëlle Milquet, le taux de décès dans la prostitution est 12 fois plus élevé que dans d’autres «professions» (sic !) et le taux de mortalité est 40 fois supérieur pour des personnes du même âge. 65% des prostituées sont violées par leur proxénète et les clients qui les forcent à avoir des rapports non désirés. En 2011, en Belgique, plus de 80% des prostituées étaient des victimes de la traite des êtres humains. 50% des victimes de traite des êtres humains ont moins de 18 ans. 78% des prostituées ont été abusées dans leur enfance. D’autres chiffres sont à votre disposition dans le rapport de cette conférence, Messieurs les parlementaires, vous pouvez les consulter à votre convenance.
Au lieu de vouloir vous immiscer dans les affaires internes de l’Algérie, Etat souverain qui n’a aucune leçon de quelque ordre que ce soit à recevoir de votre part, je vous suggère de vous préoccuper de nos nombreux problèmes, de la liberté et du bien-être de nos propres concitoyens, afin de mériter les salaires mirobolants que vous vous octroyez au mépris de nos peuples qui s’enfoncent dans le marasme et la précarité, et si vous voulez vraiment faire progresser les règles démocratiques dont vous vous targuez d’être les chantres, commencez par les établir chez nous. Vous avez du pain sur la planche pour réparer vos dégâts en Grèce, en Espagne, en Italie, au Portugal, pays les plus fragilisés grâce à vos soins. Par ailleurs, si vraiment l’ingérence vous démange à ce point, il serait temps de vous intéresser à la liberté dont jouissent certains peuples comme celui du Qatar où un poète se voit jeté en prison pour quinze ans ferme à cause d’un poème où il a osé demander plus de démocratie, de l’Arabie Saoudite où les femmes sont uniquement réservées à la procréation, du Maroc qui a surpassé la Thaïlande dans le tourisme sexuel et bafoue les droits du peuple sahraoui de la manière la plus sauvage. Allez donc brandir l’étendard de l’égalité des sexes, des libertés syndicales et de la liberté d’association dans ces pays-là ! Indignez-vous aussi sur la façon dont Israël se comporte depuis 66 ans dans le territoire qu’elle a colonisé en massacrant son peuple palestinien légitime et qu’elle continue à opprimer en appliquant un apartheid abject à son encontre !
Bon anniversaire de la Révolution au peuple algérien et respect aux millions de chouhada.
Bon anniversaire de la Révolution au peuple algérien et respect aux millions de chouhada.
De Bruxelles, Jocelyne De Ruytter et Mohsen Abdelmoumen

L’EUROPE DANS UN TUNNEL…
Cette photo, sensée montrer les conséquences des mesures de rigueur adoptées par le gouvernement espagnol, a été prise sous un tunnel routier à Madrid. Les autres pays d’Europe ne sont pourtant pas mieux lotis.
Les grands froids arrivent et, comme chaque année, nous allons comptabiliser les morts parmi les sans-abris. La première victime a déjà été annoncée Samedi à Marseille, et on n’est même pas encore en hiver.
En attendant que nos gouvernements règlent brillamment les problèmes économiques liés à une crise qu’ils disent être derrière nous (ne riez pas), nous pouvons, à notre niveau, peut-être sauver quelques vies, juste en regardant autour de nous dans la rue et en sortant de l’indifférence générale qui prévaut aujourd’hui. Combien de gens passent à côté d’un SDF allongé par terre sans même jeter un seul regard sur cette forme immobile qui pourrait tout aussi bien être un cadavre ?
Juste un peu moins d’indifférence serait bien plus efficace que toutes les mesures sociales de nos gouvernants.
M’inspirant de mon amie Delvina, je n’ai pas pu m’empêcher de vous mettre cette vidéo :
Avic


La face cachée des militants pro-Union Européenne en Ukraine

UNION EUROPÉENNE: SELON LA CROIX-ROUGE, LE NIVEAU DE PAUVRETÉ EST PROCHE DE CELUI DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE
Pour être encore plus précis, selon Eurostat, en 2012, un quart de la population était menacée de pauvreté ou d’exclusion sociale. Soit près de 125 millions de personnes.
Fini de rire. Les balivernes qu’on nous serine sur l’Union européenne depuis des lustres pour asseoir les mythes de la paix et de la prospérité en Europe se payent comptant. La paix était possible sans ce montage politique démentiel qui vire au fascisme et qui peine de plus en plus à dissimuler la guerre économique que se livrent ses Etats-membres. Quant à la prospérité, chacun peut apprécier chaque jour davantage l’échec de cette organisation livrée aux banksters et aux multinationales grâce à la politique économique ultra-libérale dérégulée, présentée comme la seule possible.
Fini de rire. Les balivernes qu’on nous serine sur l’Union européenne depuis des lustres pour asseoir les mythes de la paix et de la prospérité en Europe se payent comptant. La paix était possible sans ce montage politique démentiel qui vire au fascisme et qui peine de plus en plus à dissimuler la guerre économique que se livrent ses Etats-membres. Quant à la prospérité, chacun peut apprécier chaque jour davantage l’échec de cette organisation livrée aux banksters et aux multinationales grâce à la politique économique ultra-libérale dérégulée, présentée comme la seule possible.
Le seul argument des constructeurs de cette Europe, « sans cela, cela aurait été pire », ne tient plus. Une autre Europe est pourtant possible mais les arguments des prix Nobel, économistes, intellectuels, et autres penseurs et praticiens proposant cette voie ne sont pas entendus. Les tenants d’une autre alternative sont qualifiés sans vergogne « d’euros-sceptiques » voire « d’europhobes » par les bien-pensants avec une arrogance et un mépris grotesques, tant les résultats de « leur Europe » sont catastrophiques. Que la Troïka est reconnu ses erreurs ne change rien. Désormais c’est le Marché Transatlantique à venir qui devient l’emblème de cette stratégie du chaos savamment organisée.
En attendant des lendemains qui chantent et qui ne sont pas pour demain, bien au contraire, les populations s’enfoncent dans la pauvreté.
Dans un entretien accordé à Rusia Today, Anita Underlin, directrice de la Croix Rouge Europe, fait état de la situation de la pauvreté en Europe dont le niveau dans certains pays atteint celui de la seconde guerre mondiale.
Selon les dernières statistiques environ 43 millions de personnes souffrent de pauvreté dans l’Union européenne, soit près de 10% de la population. La distribution d’aliments depuis le dernier recensement intervenu en 2009 a augmenté de 75% pour l’ensemble des 52 pays européens où est présente la Croix-Rouge.
Au Royaume-Uni, pays où le nombre de banquiers ayant dépassé le million d’euros de rémunération atteint des sommets, (pas de hasard là-dedans, Michel Husson a démontré le lien entre pauvreté et inégalité de répartition des richesses) la situation vire au cauchemar. Le nombre de personnes ayant recours aux banques alimentaires a triplé depuis 2009 pour atteindre les 350 000 l’année dernière.
Pour la première fois depuis la Seconde Guerre Mondiale, la Croix-Rouge a dû solliciter des dons de nourriture et Anitta Underlin, estime qu’il s’agit de »la plus grande campagne de distribution alimentaire depuis la Seconde Guerre mondiale. »
D’autres pays ne sont en reste. La crise est particulièrement dure en Italie, en Grèce et en Espagne où la Croix-Rouge espagnole soutient 1,2 millions de personnes en alimentation alors que selon Eurostat, l’organisme de statistiques aux ordres, ces pays ne seraient pas à risques.
La Roumanie, la Bulgarie et la Croatie dont il est certain que la récente entrée dans l’UE ne tirera pas d’affaire, sont au plus haut risque de pauvreté extrême. Non seulement la pauvreté s’accroît, mais qui plus est, les gouvernements sont incapables de porter assistance tant les budgets publics ont été réduits.
Dans les pays de l’est, la paupérisation de la classe moyenne est devenu inquiétante. La classe moyenne qui représentait 20% de la population en 2009 n’en représente plus que 10%.
L’Union européenne s’est fixé comme objectif de ramener à 20 millions le nombre de personnes vivant dans la pauvreté d’ici 2020.
La situation ne serait pas aussi dramatique, on en rirait d’avance.

VERS UNE AUTRE EUROPE AVEC LE MÊME EURO : LE NOUVEAU REICH
Tribune de Caro
Par Jacques Sapir
Il est caractéristique, et à vrai dire symptomatique, que Madame Merkel, Chancelière désormais à la tête d’un gouvernement dit « de grande coalition » en Allemagne, ait pu déclarer le 19 décembre dernier sans provoquer d’émoi particulier dans la presse au sujet de l’Euro que : «Tôt ou tard, la monnaie explosera, sans la cohésion nécessaire »[1]. Au premier abord, cette déclaration est parfaitement juste. Sans « cohésion », c’est-à-dire sans l’existence d’un système de transferts financiers extrêmement importants, l’Euro n’est pas viable.On le sait, et le calcul de ce qu’il faudrait consacrer pour que fonctionne ce système fédéral a été fait par plusieurs auteurs. Pour ma part, j’ai estimé entre 8% et 10% de son PIB le montant que l’Allemagne devrait fournir[2]. Il est parfaitement clair qu’elle ne peut le faire sans détruire son « modèle » économique et, de ce point de vue, exiger de l’Allemagne un « solidarité » avec les pays de l’Europe du sud pour des montants de 220 à 232 milliards d’euros par an (aux prix de 2010) équivaut lui demander de se suicider[3].
Mais, c’est la suite de cette déclaration qui est plus particulièrement intéressante. Madame Merkel, parfaitement consciente de ce que les pays de la zone Euro renâclent devant de nouveaux abandons de souveraineté, proposent alors des « contrats » entre ces derniers et l’Allemagne. Dans les faits, cela aboutirait à construire, à côté des institutions européennes un autre système institutionnel ou, le contrat valant loi pour les Allemands, les différents pays seraient liés à l’Allemagne de manière contraignante. On voit bien l’intérêt d’une telle formule. Madame Merkel ne se berce d’aucune illusion sur un quelconque « peuple européen ». Elle sait très bien ce qu’en pense la cour constitutionnelle de Karlsruhe qui, à ce sujet, a été très clair dans son arrêt du 30 juin 2009[4]. Il est important de comprendre que, pour la cour de Karlsruhe, l’UE reste une organisation internationale dont l’ordre est dérivé, car les Etats demeurent les maîtres des traités[5]. De ce point de vue, il est clair que l’Allemagne ne partage pas, et ne partagera pas dans un avenir proche, les fumeuses vues sur un « fédéralisme » européen. Pour les dirigeants allemands, faute de « peuple » européen, ce qui est logique au vue de la conception germanique de ce qu’est un « peuple », il ne peut y avoir d’État supra-national. Par contre, l’Union Européenne et la zone Euro peuvent exercer un pouvoir dérivé. Mais, de ce point de vue, l’Allemagne le peut tout aussi bien. Et c’est là le sens des « contrats » proposés par Madame Merkel à ses partenaires. En échange d’une garantie de souveraineté, car vous aurez « librement » accepté ces « contrats », engagez-vous à respecter certaines règles contraignantes dans une structure de contrats vous liant à l’Allemagne.
La question de l’Union bancaire, saluée récemment à grand son de trompe, confirme cette démarche. À l’automne 2012, les pays du sud de la zone Euro avaient, de concert avec la France, arrachés le principe d’une « Union bancaire » qui devait être à la fois une mécanisme de surveillance et de régulation des banques de la Zone Euro, mais aussi un mécanisme assurant une gestion concertée des crises bancaires. À peine l’encre de cet accord était-elle sèche que l’Allemagne a tout fait pour le vider de toute substance. Et, bien entendu, elle est arrivée à ses fins. L’accord qui a été signé dans la nuit du 18 au 19 décembre 2013, et qui a été salué par certains comme « un pas décisif pour l’Euro »[6], n’a strictement rien réglé[7]. Le mécanisme de supervision ne concerne que 128 banques sur les 6000 que l’on compte dans la zone Euro. Quand au fond de résolution des crises, il n’atteindra son montant de 60 milliards, somme par ailleurs ridiculement faible, qu’en…2026 !
Que conclure de tout cela ?
Tout d’abord, il est vain de continuer à mettre un quelconque espoir dans une Europe « réellement » fédérale, et il est profondément trompeur de continuer à présenter cette possibilité comme une alternative à l’UE telle qu’elle fonctionne aujourd’hui. Ce discours est profondément mensonger, et il ne peut que contribuer à nous enfoncer aujourd’hui un peu plus dans le malheur. Il n’y aura pas d’Europe fédérale parce qu’en réalité personne ne la veut réellement et personne n’est disposé à la faire. Opposer ainsi une « perspective fédérale », qui est parfaitement hypothétique et dont pour tout dire la probabilité de réalisation est moindre que celle d’un débarquement des martiens, à la situation actuelle n’a plus aucun sens, si ce n’est de tromper le chaland et de lui faire prendre des vessies pour des lanternes ! Le rêve fédéraliste s’est révélé être un cauchemar. Il convient donc de se réveiller.
Deuxièmement, l’Allemagne est parfaitement consciente de ce qu’une forme de fédéralisme est nécessaire à la survie de l’Euro, mais elle ne veut pas – et l’on peut parfaitement le comprendre – en payer le prix. Donc, ce qu’elle propose en fait à ses partenaires ce sont des « contrats » qui les conduiront à supporter la totalité des coûts d’ajustements nécessaires à la survie de l’Euro alors que, elle-même, sera la seule à tirer profit de la monnaie unique. Mais, ces « contrats » plongeront alors l’Europe du Sud et la France dans une récession historique, dont ces pays sortiront industriellement et socialement laminés. Accepter ces contrats sera la mort rapide de la France et des pays de l’Europe du Sud. Laurent Faibis et Olivier Passet viennent de publier une tribune dans Les Échos qu’il convient de lire avec attention[8]. Ils expliquent pourquoi l’Euro ne peut profiter qu’à un pays, qui s’est installé au sommet de la chaîne industrielle, et pourquoi au lieu de mettre l’Euro au service de l’économie, c’est l’économie qui est sacrifiée au profit de l’Euro. Une telle situation serait pérennisée si nous devions, par malheur, avoir un gouvernement qui accepte de passer sous les fourches caudines des « contrats » de Madame Merkel.
Troisièmement, il faut entendre le non-dit, l’implicite, dans la déclaration de Madame Merkel. Puisqu’une Europe fédérale n’est pas possible et n’est en réalité même pas concevable d’un point de vue allemand, et si une mise en « cohérence » qui ne signifie rien d’autre que d’accepter la totalité des conditions allemandes ne se fait pas, alors l’Allemagne est prête à faire son deuil de l’Euro. Madame Merkel voudrait faire de cette alternative une menace pour nous forcer à accepter l’idée de ses « contrats ». Au contraire, nous devons la prendre au mot et lui proposer au plus vite la dissolution de la zone Euro. Mais, pour cela, il faudra un autre gouvernement, et un autre Premier Ministre, que celui que nous avons.
Les déclarations de Madame Merkel sont en un sens inouïes. Pour la première fois peut-être, depuis 1945, un dirigeant allemand expose aussi crûment le projet de domination de l’Europe par l’Allemagne. Mais, ces mêmes déclarations ont cependant l’immense avantage de jeter une lumière crue sur notre situation. Nous devrions nous en souvenir et nous en en inspirer lors des prochaines élections européennes. Non pas pour obéir à Madame Merkel, mais pour la prendre au mot et lui dire que, de son Euro, nous n’en voulons plus !
[1] P. Ricard, Le Monde, 21/12/2013/ URL :http://www.lemonde.fr/acces restreint/europe/article/2013/12/21/6d68659e68686cc594676269619671_4338534_3214.html
[2] J. Sapir, « Le coût du fédéralisme dans la zone Euro », in RussEurope, 10 novembre 2012, http://russeurope.hypotheses.org/453
[3] Patrick Artus, « La solidarité avec les autres pays de la zone euro est-elle incompatible avec la stratégie fondamentale de l’Allemagne : rester compétitive au niveau mondial ? La réponse est oui », NATIXIS,Flash-Économie, n°508, 17 juillet 2012.
[5] M-L Basilien-Gainche, L’ALLEMAGNE ET L’EUROPE. REMARQUES SUR LA DECISION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE FEDERALE RELATIVE AU TRAITE DE LISBONNE, CERI-CNRS, novembre 2009,http://www.sciencespo.fr/ceri/sites/sciencespo.fr.ceri/files/art_mbg.pdf
[6] Voir le ridicule et trompeur éditorial « Union bancaire : un bon accord qui corrige les failles de la zone euro » in Le Monde, du 19 décembre 2013. URL :http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/12/19/un-bon-accord-qui-corrige-les-failles-de-la-zone-euro_4337259_3232.html
[7] D. Plihon, « Union bancaire: une réforme en trompe l’œil » , La Tribune, 23 décembre 2013,http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20131223trib000802542/union-bancaire-une-reforme-en-trompe-l-oeil.html
[8] L. Faibis et O. Passet, « L’euro pour tous et chacun pour soi : le nouveau débat interdit », Les Échos, 23 décembre 2013,http://m.lesechos.fr/idees-et-debats/le-point-de-vue-de/l-euro-pour-tous-et-chacun-pour-soi-le-nouveau-debat-interdit-0203193619902.htm
Le Marche Transatlantique - 16-9-2013 - Védrine - Chevènement - Quatrepoint - Bertrand - Gréau
Publiée le 21 sept. 2013
== Le projet de marché transatlantique ==
Colloque du lundi 16 septembre 2013, à 18 heures, à la Maison de la Chimie, 28 rue Saint-Dominique, 75007, Paris.
Avec la participation de:
- Hubert Védrine, ancien Ministre des Affaires Etrangères;
- Xavier Bertrand, député UMP de l'Aisne et Ancien Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé;
- Jean-Luc Gréau, économiste, membre du Conseil scientifique de la Fondation Res Publica;
- Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique, membre du Conseil scientifique de la Fondation Res Publica;
Et
- Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica.
Université d'automne 2013 Table ronde Les origines et objectifs de la construction européenne
Publiée le 9 nov. 2013
Les participants : Annie Lacroix-Riz
Ancienne élève de l'école normale supérieure (Sèvres), élève de Pierre Vilar, agrégée d'histoire, docteur ès lettres, professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université Paris VII -- Denis Diderot, Annie Lacroix-Riz est spécialiste des relations internationales dans la première moitié du XXe siècle. Ses travaux portent sur l'histoire politique, économique et sociale de la Troisième République et de Vichy, sur la période de la Collaboration dans l'Europe occupée par les nazis, sur les relations entre le Vatican et le Reich ainsi que la stratégie des élites politiques et économiques françaises avant et après la Seconde Guerre mondiale. Elle est également connue pour son engagement communiste au "Pôle de renaissance communiste en France" (PRCF), gardien de l'orthodoxie marxiste et en rupture complète avec le Parti communiste français.
Annie Lacroix-Riz a publié de nombreux ouvrages, dont plusieurs ont connu un certain retentissement et ont provoqué des polémiques, et notamment "Industriels et banquiers français sous l'Occupation : la collaboration économique avec le Reich et Vichy", Paris, Armand Colin, coll. « Références » Histoire, 1999, "Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930", Paris, Armand Colin, 2006, ou encore "L'intégration européenne de la France : La tutelle de l'Allemagne et des États-Unis", Paris, Le Temps des cerises, 2007.
Jean Bricmont, Professeur de physique théorique à l'université catholique de Louvain, membre de l'Académie royale de Belgique, est notamment l'auteur du livre Impérialisme humanitaire : Droits de l'homme, droit d'ingérence, droit du plus fort ? John Laughland,
Docteur en philosophie de l'Université d'Oxford, ancien lecteur à la Sorbonne et à l'Institut d'Études Politiques de Paris, John Laughland est un journaliste britannique eurocritique qui a publié des articles dans de nombreux journaux prestigieux du monde anglo-saxon comme le Guardian, le Mail on Sunday, le Sunday Telegraph, le Wall Street Journal, le National Review, etc. Parfaitement francophone, il est depuis 2008 le Directeur de l'Institut de la Démocratie et de la Coopération à Paris et chercheur au Centre pour l'Histoire de l'Europe centrale à la Sorbonne (Paris -- IV).
En 1997, John Laughland a publié un livre retentissant au Royaume-Uni : The Tainted Source: The Undemocratic Origins of the European Idea" dans lequel il analyse les affinités idéologiques de l'Union européenne avec le fascisme, le nazisme et le communisme. Ce titre, dont la bonne traduction en français serait La Source Corrompue, ou Les Origines antidémocratiques de l'idée européenne a paru en France ches François-Xavier de Guibert sous un titre curieusement éloigné de la puissance du titre original : La Liberté des nations, essai sur les fondements de la société politique et sur leurs destruction par l'Europe


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